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Bouclage des Territoires palestiniens: l'Onu parle d'une "punition collective"

Le Haut-Commissaire de l'Onu aux droits de l'Homme a condamné vendredi l'attentat qui a coûté la vie à quatre Israéliens mercredi à Tel-Aviv, mais a jugé que le bouclage des Territoires palestiniens par les autorités israéliennes pourrait être assimilé à une "punition collective".

"Israël a l'obligation de traduire devant la justice ceux qui sont responsables (...) de crimes (...). Toutefois les mesures prises de façon plus large contre la population punissent non pas les auteurs du crime, mais des dizaines, peut-être des centaines, de milliers de Palestiniens innocents", a déclaré une porte-parole du Haut-Commissaire, Ravina Shamdasani, lors d'un point de presse.

"Nous sommes profondément préoccupés par la réponse des autorités israéliennes, qui inclut des mesures qui pourraient constituer une punition collective interdite", a-t-elle dit.

Ces mesures, a-t-elle dit, ne feront "qu'augmenter le sentiment d'injustice et de frustration des Palestiniens en cette période très tendue".

La porte-parole a particulièrement critiqué le gel de dizaines de milliers de permis d'entrée délivrés à des Palestiniens pendant le ramadan.

Dans un courrier électronique envoyé aux médias, la mission d'Israël à l'Onu à Genève a accusé le Haut-Commissaire de "défendre les terroristes" et lui recommande "d'adopter un autre regard sur la situation actuelle au Moyen-Orient pour pouvoir peut-être comprendre l'absurdité de sa propre déclaration".

"Comme tout autre pays dans la même situation, Israël prend des mesures légitimes pour défendre ses citoyens contre les terroristes", ajoute la mission israélienne.

Deux jours après l'attaque la plus meurtrière commise par des Palestiniens depuis des mois, Israël a annoncé vendredi le bouclage de la Cisjordanie et de la bande de Gaza jusqu'à dimanche minuit, soulevant l'inquiétude de la communauté internationale.

Deux exceptions ont toutefois été faites, pour les urgences humanitaires et pour les fidèles qui se rendaient vendredi à l'esplanade des Mosquées.

Dans les faits, les autorités ont là aussi imposé des limites: les hommes en dessous d'un certain âge (30, 35 ou 45 ans selon des sources israéliennes discordantes) étaient empêchés de passer aux checkpoints. Femmes et enfants pouvaient passer sans restriction.

Le Haut-Commissaire de l'Onu aux droits de l'Homme a condamné vendredi l'attentat qui a coûté la vie à quatre Israéliens mercredi à Tel-Aviv, mais a jugé que le bouclage des Territoires palestiniens par les autorités israéliennes pourrait être assimilé à une "punition collective"."Israël a l'obligation de traduire devant la justice ceux qui sont responsables (...) de crimes (...). Toutefois les mesures prises de façon plus large contre la population punissent non pas les auteurs du crime, mais des dizaines, peut-être des centaines, de milliers de Palestiniens innocents", a déclaré une porte-parole du Haut-Commissaire, Ravina Shamdasani, lors d'un point de presse."Nous sommes profondément préoccupés par la réponse des autorités israéliennes, qui inclut des mesures qui pourraient constituer une punition collective...