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Yémen: le gouvernement revient à la table des négociations

Le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi a demandé à la délégation gouvernementale de retourner à la table des négociations avec les rebelles chiites Houthis, a annoncé dimanche l'émissaire des Nations unies.

Ismaïl Ould Cheikh Ahmed a indiqué dans un communiqué que le président Hadi avait pris cette décision après avoir rencontré samedi à Doha le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon et l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani. Les négociations, destinées à mettre fin à 14 mois de guerre dans le plus pauvre des pays de la péninsule arabique, doivent reprendre dès dimanche, a-t-il précisé.

S'adressant samedi au Forum de Doha, M. Ban a estimé que les négociations organisées à Koweït étaient "cruciales pour la paix" au Yémen, soulignant qu'un accord de paix aiderait "les Yéménites à soigner les blessures de la guerre et à envisager un avenir meilleur".

La délégation du gouvernement avait suspendu mardi sa participation aux négociations en menaçant de les quitter. Elle a donné au médiateur de l'Onu une "dernière chance" pour obtenir que les rebelles respectent les résolutions du Conseil de sécurité.
"Nous avons demandé à l'émissaire spécial de l'Onu de produire un document signé par les rebelles dans lequel ils reconnaissent les références de base des résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu", a déclaré mardi le ministre des Affaires étrangères et chef de la délégation gouvernementale, Abdel Malak al-Mekhlafi.

Dimanche, ce dernier a confirmé le retour de sa délégation aux négociations en assurant avoir reçu des "garanties régionales et internationales" quant à l'acceptation par les rebelles des résolutions de l'Onu.
Il a indiqué sur Twitter que sa délégation allait donner une "dernière chance" à ces négociations.
Au cours des pourparlers, engagés le 21 avril sous l'égide de l'Onu, les rebelles alliés aux partisans de l'ex-président déchu Ali Abdallah Saleh ont fait d'un gouvernement de transition consensuel un préalable à l'application de la résolution 2216.
Celle-ci les engage notamment à remettre les armes lourdes et à quitter les positions conquises depuis 2014 par leurs forces.

Le mouvement rebelle des Houthis, accusés de liens avec l'Iran, s'est emparé de la capitale Sanaa en septembre 2014 avant de conquérir d'autres régions jusqu'en mars 2015, date à laquelle une coalition arabe sous commandement saoudien est intervenue en soutien au gouvernement qui s'est repositionné dans le sud.
L'Onu estimé que le conflit a fait depuis fin mars 2015 plus de 6.400 morts et déplacé 2,8 millions d'habitants.

Le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi a demandé à la délégation gouvernementale de retourner à la table des négociations avec les rebelles chiites Houthis, a annoncé dimanche l'émissaire des Nations unies.
Ismaïl Ould Cheikh Ahmed a indiqué dans un communiqué que le président Hadi avait pris cette décision après avoir rencontré samedi à Doha le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon et l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani. Les négociations, destinées à mettre fin à 14 mois de guerre dans le plus pauvre des pays de la péninsule arabique, doivent reprendre dès dimanche, a-t-il précisé.
S'adressant samedi au Forum de Doha, M. Ban a estimé que les négociations organisées à Koweït étaient "cruciales pour la paix" au Yémen, soulignant qu'un accord de paix aiderait "les Yéménites à...