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Valls prend ses distances avec une reconnaissance automatique de la Palestine

Le Premier ministre français Manuel Valls a pris ses distances dimanche avec la menace faite en janvier par Paris de reconnaître l'Etat palestinien en cas d'échec de l'initiative française pour relancer l'effort de paix avec les Palestiniens.

M. Valls a aussi déclaré dans le quotidien palestinien Al-Ayyam que l'arrêt de la colonisation israélienne dans les Territoires palestiniens était un "impératif".

Fin janvier, Laurent Fabius, depuis remplacé au Quai d'Orsay par Jean-Marc Ayrault, avait affirmé qu'en cas d'échec de l'initiative française, "nous devrons prendre nos responsabilités en reconnaissant l'État palestinien". Israël avait fait de ces propos l'un de ses arguments primordiaux contre l'initiative française en faisant valoir que celle-ci était inutile puisque le résultat en était connu d'avance.
M. Ayrault, qui a repris la conduite de l'initiative, a considérablement atténué le propos depuis en déclarant qu'une reconnaissance n'était pas "automatique" en cas d'échec.

M. Valls a abondé dimanche: "L'objectif, c'est d'aboutir à la création d'un État palestinien. C'est de permettre que votre aspiration nationale puisse enfin se concrétiser. Dire aujourd'hui quand nous reconnaîtrons l'État palestinien, c'est acter par avance l'échec de notre initiative", a-t-il dit.
"Nous ne nous situons évidemment pas dans cette perspective. Au contraire, nous allons mobiliser toute notre énergie pour tenter de faire progresser votre projet national, aux côtés d'Israël dont nous devons par ailleurs garantir la sécurité", a affirmé le Premier ministre socialiste.

M. Valls a exposé à nouveau le constat français selon lequel "plus le temps passe, plus la viabilité d'un Etat palestinien s'estompe sous l'effet d'une colonisation qui se développe".
"L'arrêt de la colonisation est un impératif. Car on ne peut pas vouloir à la fois discuter de la paix, être sincère dans la négociation et continuer dans le même temps à pratiquer le fait accompli sur le terrain", a-t-il insisté.

L'Assemblée nationale et le Sénat français ont adopté fin 2014 des résolutions reconnaissant l'Etat palestinien, mais celles-ci ne sont pas contraignantes pour la France.

Manuel Valls a entamé dimanche un voyage délicat en Israël puis dans les Territoires palestiniens au cours duquel il défendra l'initiative française, reçue avec froideur par son homologue israélien Benjamin Netanyahu.
Il a inauguré une grande centrale photovoltaïque de 50 mégawatts près d'Ashdod, avant de se rendre à Tel-Aviv pour la première journée de sa visite.

Le Premier ministre français Manuel Valls a pris ses distances dimanche avec la menace faite en janvier par Paris de reconnaître l'Etat palestinien en cas d'échec de l'initiative française pour relancer l'effort de paix avec les Palestiniens.
M. Valls a aussi déclaré dans le quotidien palestinien Al-Ayyam que l'arrêt de la colonisation israélienne dans les Territoires palestiniens était un "impératif".
Fin janvier, Laurent Fabius, depuis remplacé au Quai d'Orsay par Jean-Marc Ayrault, avait affirmé qu'en cas d'échec de l'initiative française, "nous devrons prendre nos responsabilités en reconnaissant l'État palestinien". Israël avait fait de ces propos l'un de ses arguments primordiaux contre l'initiative française en faisant valoir que celle-ci était inutile puisque le résultat en était connu d'avance.M. Ayrault,...