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Rejet d'un recours d'Erdogan contre un patron de presse allemand

La justice allemande a rejeté mardi une requête du président turc Recep Tayyip Erdogan qui visait à empêcher que le patron de l'un des principaux groupes de presse européens, Axel Springer, puisse répéter son soutien à une satire le visant.

Dans une lettre ouverte publiée dans l'un des journaux du groupe, Mathias Döpfner, président du directoire de Springer, avait apporté son soutien au comique Jan Böhmermann, auteur d'un pamphlet lu le 31 mars sur la chaîne publique ZDF dans lequel il traitait M. Erdogan de pédophile et de zoophile.
"Je trouve votre poème réussi. J'ai ri à voix haute", écrivait notamment le patron du groupe qui publie le quotidien à gros tirage Bild, s'adressant à Jan Böhmermann et déclarant s'associer "pleinement" à ses "formulations et outrages".

Saisi par l'avocat allemand de M. Erdogan, Ralf Höcker, le tribunal de Cologne (ouest) a rejeté mardi une requête en référé du dirigeant turc, invoquant le "droit fondamental à la liberté d'expression", a indiqué dans un communiqué une porte-parole de la juridiction, Christina Harpering.
"Les propos de Döpfner peuvent participer à la constitution de l'opinion publique dans un débat contradictoire", a-t-elle ajouté, soulignant que le tribunal avait examiné à la fois le "droit fondamental à la liberté d'expression" et le droit de M. Erdogan à protéger sa personne. La décision du tribunal peut faire l'objet d'un recours.

En dépassant ouvertement les bornes et en allant en conscience au-delà de ce que le droit allemand autorise, le comique entendait démontrer par l'absurde combien le pouvoir turc avait eu tort de s'attaquer à un autre texte, une chanson diffusée 15 jours plus tôt à la télévision allemande et critiquant la remise en cause des libertés publiques en Turquie.

L'affaire a rapidement pris un tour diplomatique et provoqué un scandale en Allemagne quand la chancelière Angela Merkel a autorisé les poursuites judiciaires voulues par Ankara à l'encontre de l'humoriste alors que les dérives autoritaires de M. Erdogan sont de plus en plus vivement dénoncées.
Outre Bild, le groupe Axel Springer publie notamment le quotidien cons

La justice allemande a rejeté mardi une requête du président turc Recep Tayyip Erdogan qui visait à empêcher que le patron de l'un des principaux groupes de presse européens, Axel Springer, puisse répéter son soutien à une satire le visant.
Dans une lettre ouverte publiée dans l'un des journaux du groupe, Mathias Döpfner, président du directoire de Springer, avait apporté son soutien au comique Jan Böhmermann, auteur d'un pamphlet lu le 31 mars sur la chaîne publique ZDF dans lequel il traitait M. Erdogan de pédophile et de zoophile."Je trouve votre poème réussi. J'ai ri à voix haute", écrivait notamment le patron du groupe qui publie le quotidien à gros tirage Bild, s'adressant à Jan Böhmermann et déclarant s'associer "pleinement" à ses "formulations et outrages".
Saisi par l'avocat allemand de M. Erdogan,...