Les alliés bavarois d'Angela Merkel ont accepté mardi de renoncer à poursuivre devant la Cour constitutionnelle sa politique d'ouverture à l'égard des migrants, dans un premier signe d'apaisement après des mois de querelles internes sur le sujet.
Le gouvernement de l'Etat de Bavière, dominé par l'Union chrétienne-sociale (CSU), "ne veut plus pour le moment poursuivre le projet de plainte devant la Cour constitutionnelle fédérale qui avait été envisagée jusqu'ici", a-t-il indiqué dans un communiqué à l'issue d'une réunion à Munich (sud). Cette plainte devait être déposée le cas échéant pour non respect des obligation de l'Etat fédéral en matière de surveillance des frontière nationales.
Le ministre de l'Intérieur de cet Etat régional du Sud de l'Allemagne, Joachim Hermann, a justifié cette volte-face en affirmant que les critiques de la CSU à l'égard de la politique généreuse de la chancelière en 2015 avaient porté leurs fruits. "L'essentiel, c'est que nous connaissons aujourd'hui une réduction significative du flux de réfugiés" en Allemagne, a-t-il ajouté. Région limitrophe de l'Autriche, la Bavière est la porte d'entrée de la plupart des migrants qui se rendent dans le pays depuis la fin de l'été 2015.
Dirigé par la branche locale très conservatrice des Unions chrétiennes (CDU/CSU) d'Angela Merkel, cet Etat n'a cessé de contester le cap généreux suivi par la chancelière en 2015, année durant laquelle le pays a accueilli un nombre record d'un million de demandeurs d'asile. Mais depuis début 2016, leur nombre diminue fortement suite à la fermeture de la route dite des Balkans. La mise en application de l'accord UE-Turquie, qui aboutit de facto à déléguer à Ankara la gestion du flux de migrants, a aussi contribué au tarissement.
Le conflit sur la politique migratoire au sein de la famille politique de la chancelière a été ces derniers mois d'une intensité sans précédent pour le parti depuis les années 1970.
Le climat entre la CSU et la CDU reste toutefois tendu car le mouvement est globalement en forte baisse dans les sondages, à un peu plus de 30% d'intentions de vote contre 10 points de plus en 2013 selon les dernières enquêtes, du fait de la percée de la droite populiste de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), qui milite contre la politique de la chancelière sur les réfugiés.
La CSU a laissé plané le week-end dernier la menace de ne pas soutenir Angela Merkel pour la chancellerie lors des prochaines élections législatives de l'automne 2017.
Le gouvernement de l'Etat de Bavière, dominé par l'Union chrétienne-sociale (CSU), "ne veut plus pour le moment poursuivre le projet de plainte devant la Cour constitutionnelle fédérale qui avait été envisagée jusqu'ici", a-t-il indiqué dans un communiqué à l'issue d'une réunion à Munich (sud). Cette plainte devait être déposée le cas échéant pour non respect des obligation de l'Etat fédéral en matière de surveillance des frontière nationales.
Le ministre de l'Intérieur de cet Etat régional du Sud de l'Allemagne, Joachim Hermann, a justifié cette volte-face en...

