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Nucléaire: la position de la Corée du Nord n'a "pas changé"

La presse officielle chinoise a jugé lundi "sans changements substantiels" la déclaration du N°1 nord-coréen Kim Jong-Un promettant que son pays n'utilisera pas l'arme atomique en premier.

Pékin est le principal allié diplomatique et commercial de Pyongyang, mais les relations bilatérales sont tendues depuis que le régime nord-coréen persiste, contre l'avis chinois, à développer son programme nucléaire.

Le premier congrès du parti unique de Corée du Nord en près de 40 ans vient d'approuver la stratégie de Kim Jong-Un visant à développer l'arsenal atomique, le N°1 nord-coréen assurant cependant que son pays fera pression pour une dénucléarisation mondiale.
"Comme puissance nucléaire responsable, notre république ne fera pas usage de l'arme nucléaire sans que sa souveraineté ne soit violée par des forces hostiles et agressives avec des bombes atomiques", avait par ailleurs indiqué M. Kim samedi.
"La déclaration de Kim Jong-Un a été faite avec l'idée que la Corée du Nord est désormais un Etat doté de l'arme nucléaire", a relevé lundi le Global Times, quotidien proche du Parti communiste chinois.

Or, la communauté internationale et l'Onu exigent l'abandon pur et simple par Pyongyang de ses programmes nucléaire et ballistique. En cela, "la position (de la Corée du Nord) ne présente pas de changements substantiels, et sa plus grande (source de) conflit avec le monde extérieur n'est pas résolue."
"Les grands pays ne changeront pas leur position et ne reconnaîtront pas la Corée du Nord en tant qu'Etat doté de l'arme nucléaire", a ajouté le quotidien.
"Tant que Pyongyang n'abandonnera pas ses armes nucléaires, une normalisation des relations avec le monde extérieur restera hautement improbable."

Signe des relations glaciales entre Pékin et Pyongyang, aucune délégation chinoise n'a été invitée au congrès du Parti des travailleurs de Corée (PTC).
La Chine est cependant réticente à renforcer les sanctions contre la Corée du Nord, craignant qu'un effondrement du régime nord-coréen entraîne un afflux de réfugiés -- et surtout qu'une Corée réunifiée ne permette à l'armée américaine de stationner aux frontières chinoises.
Le programme nucléaire nord-coréen a poussé les Etats-Unis et la Corée du Sud à "améliorer constamment leurs préparatifs militaires pour des frappes contre Pyongyang", a souligné le Global Times.
"La folle logique de la politique internationale contemporaine a tourné au jeu de celui qui cèdera le premier", a-t-il ajouté.

La presse officielle chinoise a jugé lundi "sans changements substantiels" la déclaration du N°1 nord-coréen Kim Jong-Un promettant que son pays n'utilisera pas l'arme atomique en premier.
Pékin est le principal allié diplomatique et commercial de Pyongyang, mais les relations bilatérales sont tendues depuis que le régime nord-coréen persiste, contre l'avis chinois, à développer son programme nucléaire.
Le premier congrès du parti unique de Corée du Nord en près de 40 ans vient d'approuver la stratégie de Kim Jong-Un visant à développer l'arsenal atomique, le N°1 nord-coréen assurant cependant que son pays fera pression pour une dénucléarisation mondiale."Comme puissance nucléaire responsable, notre république ne fera pas usage de l'arme nucléaire sans que sa souveraineté ne soit violée par des forces...