Les forces de police ont investi mercredi matin un lycée en travaux dans le nord-est de Paris pour évacuer les migrants qui l'occupent depuis près de deux semaines, une opération marquée par des heurts.
Le lycée avait été investi dans la nuit du 21 au 22 avril par 150 migrants, notamment afghans, yéménites, soudanais, érythréens et somaliens, venant d'un campement sauvage où vivaient plus de 1.600 personnes sous une ligne de métro aérien. Mardi matin, quelque 300 personnes se trouvaient dans l'établissement, dont "beaucoup de femmes avec enfants, deux femmes enceintes", ainsi qu'une personne "handicapée moteur", selon des membres du collectif de soutien au migrants.
La police a employé du gaz lacrymogène pour disperser plusieurs dizaines de manifestants qui avaient formé une chaîne humaine afin d'empêcher l'accès à une entrée du lycée. Des manifestants, dont certains étaient masqués ou cagoulés, ont répondu par des jets de projectiles, aux cris de "tout le monde déteste la police", a constaté une journaliste de l'AFP.
Les forces de l'ordre ont accédé à l'établissement par une autre entrée en forçant une porte en fer et en dégageant des tables et des chaises qui interdisaient le passage, a rapporté à l'AFP un membre du collectif.
Ceux-ci disent ignorer où les migrants doivent être acheminés, soulignant que les places d'hébergement à Paris sont déjà toutes occupées. "Ce lycée est vide et ne sert à rien. Ces personnes sont mieux ici que dans la rue", a commenté sur place un responsable du Parti de gauche (extrême gauche) Eric Coquerel.
Le campement sous le métro aérien à la station Stalingrad (nord-est de Paris), a été démantelé lundi matin, pour la troisième fois en deux mois. Plus de 1.600 migrants ont été pris en charge lors de l'évacuation, ce qui constitue un record à Paris.
Le lycée avait été investi dans la nuit du 21 au 22 avril par 150 migrants, notamment afghans, yéménites, soudanais, érythréens et somaliens, venant d'un campement sauvage où vivaient plus de 1.600 personnes sous une ligne de métro aérien. Mardi matin, quelque 300 personnes se trouvaient dans l'établissement, dont "beaucoup de femmes avec enfants, deux femmes enceintes", ainsi qu'une personne "handicapée moteur", selon des membres du collectif de soutien au migrants.
La police a employé du gaz lacrymogène pour disperser plusieurs dizaines de manifestants qui avaient formé une chaîne humaine afin d'empêcher l'accès...


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