Le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon a accusé mardi les puissances régionales comme les pays du Golfe et l'Iran d'avoir transformé la Syrie en "champ de bataille pour (leurs) rivalités".
Dans une déclaration à l'occasion du cinquième anniversaire du déclenchement de cette crise, il estime que "la destruction qui a ravagé la Syrie à la suite des jours d'espoir de mars 2011 n'était pas inévitable".
"Les autorités syriennes auraient pu répondre pacifiquement, par un véritable dialogue et des réformes, aux revendications légitimes de la population", explique-t-il, "Et les acteurs régionaux et internationaux auraient pu s'unir pour aider à stabiliser la Syrie au lieu d'en faire le champ de bataille de rivalités régionales et d'une concurrence géo-stratégique".
"Au lieu de cela, plus de 250.000 Syriens ont été tués" et près de la moitié de la population syrienne a été déplacée, déplore M. Ban.
L'Iran soutient militairement le régime syrien alors que l'Arabie saoudite ou la Turquie ont aidé l'opposition armée. La Russie, les Etats-Unis et des pays européens sont aussi impliqués sur le terrain.
Ban Ki-moon appelle une nouvelle fois le Conseil de sécurité à saisir la Cour pénale internationale pour sanctionner les coupables d'exactions en Syrie. Les tentatives pour le faire se sont heurtées au veto de la Russie et de la Chine, alliés de Damas.
M. Ban constate cependant que les récents efforts diplomatiques et la cessation des hostilités "ont créé une ouverture exceptionnelle et ont donné quelque raison d'espérer".
Evoquant les nouvelles négociations qui viennent de s'ouvrir à Genève sous l'égide du médiateur de l'Onu Staffan de Mistura, il "appelle les parties syriennes, les protagonistes régionaux et internationaux et le Conseil de sécurité à prendre leurs responsabilités et à aider à assurer le succès de ces négociations".
En cas d'échec, ajoute-il, "les conséquences pour la population syrienne et le monde sont tellement effrayantes qu'on préfère ne pas y penser".
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Syrie: Ban accuse les puissances régionales d'avoir alimenté le conflit
AFP / le 15 mars 2016 à 17h58


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