Le ministère de l'Intérieur gazaoui, tenu par le Hamas islamiste, a annoncé samedi avoir dissout l'association dirigée par le chef d'al-Sabirine, le seul groupe palestinien se revendiquant du chiisme, l'accusant de mener des "activités politiques" sous couvert d'action caritative.
"L'association al-Baqiat al-Salihat a été dissoute récemment car son administration avait contrevenu à la loi encadrant les activités des associations caritatives en se livrant à des activités politiques", a affirmé à l'AFP Iyad al-Bozoum, porte-parole du ministère. Il n'a toutefois pas détaillé ces activités.
En conséquence, a-t-il poursuivi, un avertissement a été envoyé il y a un mois à l'association, qui reçoit des fonds iraniens, pour qu'elle se conforme à la loi. "Comme cela n'a pas été fait, l'association est désormais considérée dissoute".
Dans un communiqué, le chef de l'association, Hicham Salem, dont le domicile a récemment été visé par une attaque à la bombe artisanale non revendiquée, a condamné la "décision arbitraire sans fondement légal clair" à l'encontre de son association.
L'homme, dont la revendication chiite fait débat à Gaza et est une exception dans les Territoires palestiniens où vivent des musulmans sunnites et des chrétiens, s'en est également pris violemment au Hamas, qui a pris en 2007 le pouvoir par la force, au prix d'une quasi-guerre civile avec les forces de l'Autorité palestinienne.
Les autorités gazaouies, dit-il ainsi, ont mené contre son association "une politique tyrannique qui ne fait pas de l'intérêt général sa priorité et ne tient pas compte des besoins des gens, à moins que cela ne soit à son bénéfice".
Al-Sabirine a été formée en 2014 par Hicham Salem, ex-activiste du Jihad islamique, autre formation qui dit s'inspirer de la Révolution iranienne, mais qui, elle, est sunnite.
"L'association al-Baqiat al-Salihat a été dissoute récemment car son administration avait contrevenu à la loi encadrant les activités des associations caritatives en se livrant à des activités politiques", a affirmé à l'AFP Iyad al-Bozoum, porte-parole du ministère. Il n'a toutefois pas détaillé ces activités.
En conséquence, a-t-il poursuivi, un avertissement a été envoyé il y a un mois à l'association, qui reçoit des fonds iraniens, pour qu'elle se conforme à la loi. "Comme cela n'a pas été fait, l'association est désormais...

