Les 100.000 Syriens massés le long de la frontière turque pour fuir les violences de ces derniers mois, ne sont pas rentrés chez eux malgré la trêve car ils considèrent que la situation reste périlleuse, a affirmé vendredi Médecins Sans Frontières (MSF).
"Il y a une désescalade de la situation de violence, une diminution marquante des attaques aériennes et des bombardements mais ils ne se sont pas totalement arrêtés", a affirmé dans un entretien à l'AFP, la présidente internationale de l'organisation humanitaire, le docteur Joanne Liu.
Selon elle, le "mouvement des gens fuyant les gouvernorats d'Idleb et d'Alep (nord de la Syrie) vers la frontière a (toutefois) énormément diminué".
"En revanche, les 100.000 personnes massées le long de la frontière, dont 50.000 ces dernières semaines à la suite de l'escalade de la violence au début février par la coalition gouvernementale syrienne, n'ont pas encore commencé à retourner chez eux, car c'est trop dangereux", a ajouté la responsable qui se trouve à Beyrouth dans le cadre d'une visite dans la région.
"Nous sommes dans une période de transition et je pense que cela va durer encore quelques jours, le temps que les choses se tassent et que les gens soient convaincus qu'il y a une vraie trêve", a-t-elle souligné.
Une trêve, initiée par la Russie et les États-Unis est entrée en vigueur il a y une semaine. Elle semble tenir bien que les deux camps et leurs alliés s'accusent mutuellement de violations.
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Les Syriens massés près de la frontière turque ne sont pas revenus chez eux
AFP / le 04 mars 2016 à 13h24


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