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Sous pression des ONG, la Russie renonce à expulser vers Damas des réfugiés syriens

La Russie a renoncé vendredi à expulser vers Damas trois réfugiés syriens, après les protestations de plusieurs ONG parmi lesquelles Amnesty International, a indiqué à l'AFP une militante russe des droits de l'Homme.

Alors que les autorités les avaient transférés à Moscou pour prendre un vol pour Damas, les trois réfugiés ont finalement été transportés dans un centre de détention provisoire à Makhatchkala, au Daguestan, république de l'instable Caucase russe, selon Svetlana Gannouchkina, la présidente de l'ONG Comité d'assistance civique qui milite pour les droits des immigrés.
"Pour l'heure, ils vont rester dans ce centre jusqu'à ce que nous réussissions à obtenir leur libération et, j'espère, l'octroi d'un asile temporaire", a-t-elle expliqué.

Les autorités russes ont décidé d'annuler l'expulsion prévue initialement jeudi soir, affirme la militante.
Cette décision est due selon elle à l'intervention du président du Conseil consultatif pour les droits de l'Homme auprès du Kremlin, Mikhaïl Fedotov, et de la Cour européenne pour les droits de l'Homme qui a émis une interdiction de déporter ces trois personnes vers la Syrie, où une guerre civile a fait plus de 270.000 morts depuis 2011.

Originaires d'Alep, ville du nord de la Syrie entièrement détruite par les combats, les trois réfugiés habitaient et travaillaient au Daguestan, selon le Comité d'assistance civique.
Deux d'entre eux sont arrivés en Russie avec des visas désormais expirés, tandis qu'un troisième avait utilisé le passeport d'un membre de sa famille.

Depuis plusieurs jours, des ONG russes, soutenus par de nombreux Russes sur les réseaux sociaux, se mobilisaient pour empêcher l'expulsion.
Amnesty International a ainsi qualifié d'"honteuse" l'approche des autorités russes envers "les personnes qui ont besoin d'une protection internationale", alors que le Comité d'assistance civique a mis en garde la Russie contre "une violation du droit international sans précédent".

Pour sa part, le président russe Vladimir Poutine a appelé vendredi à "renforcer le contrôle sur le flot des réfugiés, ceux qui viennent en Russie tout comme ceux qui transitent par le territoire russe vers les pays d'Europe", lors d'une réunion avec les responsables des services de renseignement russes.
Quelque 1.000 Syriens ont demandé l'année dernière l'asile temporaire en Russie, a déclaré en janvier le chef du Service fédéral de migration, Konstantin Romodanovski, précisant qu'environ 7.000 Syriens vivaient actuellement dans le pays.

La Russie a renoncé vendredi à expulser vers Damas trois réfugiés syriens, après les protestations de plusieurs ONG parmi lesquelles Amnesty International, a indiqué à l'AFP une militante russe des droits de l'Homme.Alors que les autorités les avaient transférés à Moscou pour prendre un vol pour Damas, les trois réfugiés ont finalement été transportés dans un centre de détention provisoire à Makhatchkala, au Daguestan, république de l'instable Caucase russe, selon Svetlana Gannouchkina, la présidente de l'ONG Comité d'assistance civique qui milite pour les droits des immigrés."Pour l'heure, ils vont rester dans ce centre jusqu'à ce que nous réussissions à obtenir leur libération et, j'espère, l'octroi d'un asile temporaire", a-t-elle expliqué.Les autorités russes ont décidé d'annuler l'expulsion prévue...