Plusieurs délégations libanaises se sont rendues mercredi à l'ambassade saoudienne afin d'exprimer leur solidarité avec Riyad, dans la foulée de la polémique survenue après la décision de l'Arabie d'arrêter son aide financière aux forces armées libanaises, accusant Beyrouth de favoriser les intérêts de son rival iranien sous l'influence du Hezbollah.
Le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, s'est ainsi entretenu avec l'ambassadeur Ali Awad Assiri. "Le roi Salmane est probablement le monarque saoudien le plus proche du Liban", a estimé M. Machnouk devant la presse, à l'issue de la rencontre. "Il faut reconnaître qu'il y a une crise, survenue suite aux propos et aux actions du Hezbollah contre l'Arabie saoudite. La décision saoudienne n'est pas nouvelle ou surprenante", a-t-il ajouté. "Il faut présenter des excuses à l'Arabie, faute de quoi, la crise va s'aggraver".
Le ministre de la Santé, Waël Bou Faour, s'est également rendu à l'ambassade saoudienne. Il a assuré que le Liban "est engagé par l'unanimité arabe".
Une délégation des Forces libanaises dirigée par le député Antoine Zahra a, elle aussi, fait le déplacement. M. Zahra a réaffirmé que "l'identité du Liban est arabe". Il a également souligné que le gouvernement était un "corps uni", et qu'il est "inadmissible de faire assumer à un ministre la responsabilité" de la crise, en allusion au chef de la diplomatie, Gebran Bassil. Les FL ont récemment effectué un rapprochement avec le Courant patriotique libre dirigé par M. Bassil.
Mardi, l'Arabie saoudite avait fait monter la pression sur le Liban en demandant à ses ressortissants de quitter ce pays.
Le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, s'est ainsi entretenu avec l'ambassadeur Ali Awad Assiri. "Le roi Salmane est probablement le monarque saoudien le plus proche du Liban", a estimé M. Machnouk devant la presse, à l'issue de la rencontre. "Il faut reconnaître qu'il y a une crise, survenue suite aux propos et aux actions du Hezbollah contre l'Arabie saoudite. La décision saoudienne n'est pas nouvelle ou surprenante", a-t-il ajouté. "Il faut présenter des excuses...

