Amnesty International a appelé mercredi le Koweït à libérer "immédiatement et sans condition" tous les prisonniers politiques et à remplir ses obligations en matière de liberté d'expression.
Dans un rapport intitulé "La politique de la poigne de fer: criminalisation de la dissidence pacifique au Koweït", l'organisation de défense des droits de l'Homme a demandé l'arrêt de "toutes les poursuites" liées à "l'exercice pacifique du droit à la liberté d'expression".
Au moins 94 opposants sont soit en prison, soit jugés pour des accusations comme insulte envers l'émir ou de hauts responsables, a indiqué Amnesty.
Cependant, des militants qui ont lancé une campagne sur Twitter mardi ont affirmé que ce sont 626 Koweïtiens qui font l'objet de poursuites pour avoir exprimé leurs positions pacifiquement.
Dans une conférence de presse, James Lynch, directeur adjoint d'Amnesty pour le Moyen-Orient et l'Afrique du nord, a indiqué que l'ancien député de l'opposition Mussallam al-Barrak, qui purge une peine de deux ans de prison pour avoir injurié publiquement l'émir, est passible de 94 poursuites supplémentaires.
Le rapport critique également la décision du gouvernement de révoquer la citoyenneté d'opposants connus comme l'ancien député Abdullah al-Barghash et Saad al-Ajmi, porte-parole du "Mouvement de l'action populaire", qui a ensuite été expulsé vers l'Arabie saoudite.
Amnesty a appelé le Koweït à remplir pleinement ses obligations internationales et ses engagements en matière de liberté d'expression.
L'émirat, qui dispose d'un Parlement élu et d'une Constitution, doit également revoir et annuler un certain nombre de lois qui entravent la liberté d'expression, selon l'organisation basée à Londres.
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Amnesty appelle le Koweït à libérer tous les détenus politiques
AFP / le 16 décembre 2015 à 15h14


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