Les efforts pour débloquer la présidentielle ont été passés en revue au cours de l’entretien Salam-Harb. Photo Ani
Le ministre des Télécommunications, Boutros Harb, a indirectement reproché au patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, d'avoir limité le choix de candidats à la présidentielle à quatre pôles politiques maronites seulement. M. Harb a été reçu, hier, par le Premier ministre Tammam Salam pour un entretien qui a porté sur l'actualité politique locale ainsi que sur des questions intéressant son ministère.
À la presse, M. Harb a indiqué qu'il a discuté avec le chef du gouvernement des obstacles qui empêchent l'application de l'arrangement politique proposé par le chef du courant du Futur, Saad Hariri, pour l'élection d'un président de la République ainsi que des « complications nouvelles » qu'ils risquent de générer, toujours au plan politique.
En réponse à une question, il a laissé transparaître certaines réserves par rapport à la façon avec laquelle le patriarcat a géré dès le départ le dossier de la présidentielle. « Notre avis n'a pas été pris lorsque les quatre pôles politiques (Amine Gemayel, Michel Aoun, Samir Geagea et Sleiman Frangié) ont été invités à Bkerké. C'est le patriarche qui avait pris la décision de cette réunion. Nous aurions aimé qu'elle aboutisse pour régler le problème de la présidentielle. Mais apparemment, ce qui a été décidé, c'est de limiter la vie politique, au niveau de la communauté maronite, à ces choix restreints. Or, cela n'a pas réussi jusqu'à présent. Qu'en sera-t-il si nous n'arrivons pas à élire un président parmi les quatre ? Celui qui a décidé de réunir les quatre pôles politiques devrait trouver une issue à ce problème », a déclaré M. Harb.
Interrogé au sujet de sa propre candidature, il a rappelé qu'il ne l'avait pas présentée en expliquant que les électeurs traditionnels du président au Liban « ne vont pas choisir la personne la plus capable ou la plus intègre, ou encore celle qui a de l'expérience ou une vision d'avenir ». « Le choix sera le fruit d'une convergence de circonstances internationales, régionales et locales », a expliqué Boutros Harb, avant de juger que l'important est « d'élire un président qui sera capable de réagir face au séisme régional, qui protège le pays et sauvegarde ses intérêts ».


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NON MONSIEUR HARB ! CEUX QUI VONT SE RÉUNIR À BKERKÉ DOIVENT TROUVER ENTRE EUX LA SOLUTION... SINON QU'ILS DÉBARRASSENT LA SCÈNE CHRÉTIENNE DE LEURS NÉFASTES PRÉSENCES !!!
09 h 24, le 11 décembre 2015