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France : au procès d'une filière jihadiste, les prévenus font acte de repentance

Égarement idéologique, "vision erronée", parfois sur fond de contexte personnel difficile: les prévenus au procès à Paris d'une filière d'acheminement de jihadistes vers la Syrie ont fait acte de repentance vendredi.

Ce procès de jihadistes présumés s'est ouvert mardi, dans un contexte tendu après les attentats du 13 novembre qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés dans la capitale française.
Il se tient en l'absence du principal prévenu, Salim Benghalem, un Français de 35 ans installé en Syrie et considéré comme l'un des bourreaux du groupe Etat islamique (EI), qui a revendiqué les attentats de Paris.

Vendredi, l'un des prévenus, Paul, 23 ans, a expliqué son départ pour la Syrie, en 2013, par le "choc" du décès de sa mère. "Je ne veux pas que ça me serve d'excuse", mais ce traumatisme a été "une sorte de rupture avec moi-même".
Karim, 37 ans, explique son départ par "une vision erronée".
"J'étais en quête d'un idéal, je savais vraiment pas où j'allais", a quant à lui expliqué Mehdi, 26 ans. "J'allais de mosquée en mosquée", et "internet est devenu la source de (ses) recherches". En allant en Syrie, il désirait "servir à quelque chose, vraiment être quelqu'un", "j'étais perdu à ce moment-là dans ma vie, je tournais en rond".
Sur les six prévenus présents, cinq sont allés en Syrie.

Reprenant les quatre catégories mises en exergue par un sociologue pour décrire ceux qui sont revenus - les endurcis, les repentis, les traumatisés, les indécis - le président a invité les prévenus à se positionner.
En reprenant explicitement le terme ou pas, tous se sont rangés parmi les repentis. L'un a exprimé ses regrets, un autre s'est défini comme "indécis" à son retour, mais "complètement repenti" aujourd'hui.
"Il faut s'en repentir, c'est une obligation, déjà religieusement", a dit un autre encore, parti "sur un coup de tête".

Quand le président s'est tourné vers celui qui n'a pas fait le voyage, ce dernier a souri: "j'ai eu cette chance", "j'ai jamais été convaincu du bien-fondé d'aller là-bas", a-t-il assuré.

Le procès se poursuit lundi avec le réquisitoire du parquet et les plaidoiries de la défense.
La France fournit de nombreux jihadistes à l'EI: 571 Français ou résidents se trouvent en Irak et en Syrie, 245 en sont revenus et 141 y sont morts, selon des estimations officielles.

Égarement idéologique, "vision erronée", parfois sur fond de contexte personnel difficile: les prévenus au procès à Paris d'une filière d'acheminement de jihadistes vers la Syrie ont fait acte de repentance vendredi.Ce procès de jihadistes présumés s'est ouvert mardi, dans un contexte tendu après les attentats du 13 novembre qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés dans la capitale française.Il se tient en l'absence du principal prévenu, Salim Benghalem, un Français de 35 ans installé en Syrie et considéré comme l'un des bourreaux du groupe Etat islamique (EI), qui a revendiqué les attentats de Paris.Vendredi, l'un des prévenus, Paul, 23 ans, a expliqué son départ pour la Syrie, en 2013, par le "choc" du décès de sa mère. "Je ne veux pas que ça me serve d'excuse", mais ce traumatisme a été "une sorte...