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Auto - Feux Toujours Verts

Les muscle cars : le rêve américain incorporé

En mini-préface à cet article glorifiant les vraies icônes américaines, nous voulons juste mentionner que si vous cherchiez un article sur la nouvelle Camaro « Bumblebee » des Transformers, nous vous invitons cordialement à ne pas vous arrêter ici.
Le rêve de tout accro de mécano est une voiture qui la/le transforme en pilote F1, mais c'est un rêve qui coûte un peu plus que juste reposer sa tête sur un oreiller. Une simple solution, venue du pays des cow-boys, à ce problème a longtemps été un gros V8, paresseux, drapé de ferraille à rabais... et voilà! La naissance du concept de la muscle car américaine.
Entre les années 60 et 80, les muscle cars avaient pratiquement conquis le monde. C'était des bolides abordables, rapides, bruyants et sexys. Elles étaient par contre mal conçues, même très mal conçues. Mais c'est cela, ainsi que leur simplicité, qui élaboraient tout leur charme. On n'en retrouve plus beaucoup dans nos rues d'aujourd'hui pour la simple raison que leurs moteurs essayaient incessamment d'échapper leur cage d'acier, les déchirant, morceau par morceau. C'est tout comme si ces voitures voulaient vous tuer, vous donner un enterrement enflammé, vous ôter de leur selle. Pourquoi croyez-vous qu'elles avaient des noms aussi brutaux que Mustang, ou Charger ? Ces voitures, décrites comme dangereuses même à petite vitesse, se moquaient de toute notion de sécurité. Elles offraient donc une énorme satisfaction, celle d'arriver à destination en une pièce intacte.
Les muscle cars avaient des lignes lisses et plus d'angles que de courbes. Elles n'avaient pas besoin d'un style plus approfondi. Chaque propriétaire créait un style personnalisé à sa voiture avec les inévitables cicatrices gracieusement marquées par la multitude d'accidents. En effet, elles n'étaient faites que pour les longues routes droites, les routes américaines, telle la route 66. Mettez-les face à un virage et vous vous retrouviez hors de l'asphalte, souvent dans le mauvais sens, et parfois avec le toit à l'envers. Mais voilà leur petit péché mignon ; se lâcher dans les courbes, les prenant avec un conflit interne entre l'avant et l'arrière de la voiture, histoire de voir qui va franchir la fin du tournant en premier. Quel que soit le gagnant, il allait toujours être accueilli par une vague de fumée de pneu frotté contre l'asphalte. Tout cela était encouragé par un moteur, ou plutôt une bête sauvage, qui rugit et qui pompe de l'essence dans les veines de la masse américaine pour transformer ses roues en armes à pulvériser les tympans, arrachant les pauvres terrains qui avaient la malchance de se retrouver sur leur chemin.
Ces machines extraordinaires étaient aussi des stars du grand écran et de la télé, laissant dans leurs ombres de grands noms comme Burt Reynolds dans Smokey and the Bandit, Steve McQueen dans Bullitt, Barry Newman dans Vanishing Point, voire aussi l'ample poitrine de Catherine Bach dans Dukes of Hazard. Bref... on s'en fait une idée.
Depuis la fin des années 80, elles ont disparu. Un des nouveaux obstacles du retour au pouvoir de nos machines de rêve est le mouvement vers un environnement plus vert et propre, non pas que nous leur en voulons pour leurs efforts. Comme tous les grands monstres légendaires qui ont marché sur notre planète, la race des muscle cars s'est éteinte, laissant derrière elle une possibilité à l'évolution technologique, prenant les voitures actuelles vers des limites que Karl Benz n'aurait jamais imaginées. On fracasse des records de vitesse, d'accélération et de tenue de route tout en étant plus sécurisés et plus « verts ».
Nous avons donc dépassé cette ère magique des muscle cars, malheureusement. Il est vrai que Ford, Chevrolet, Dodge... tous les constructeurs, essayent toujours, mais futilement, de les recréer, réanimer la bête des années hippies. Cela fait mal au cœur de dire ça, mais, peut-être, il faut laisser le passé dans le passé, garder ces icônes là où elles appartiennent : dans nos rêves, dans nos mémoires et décorant les murs de nos chambres.
Nous avions la Ford Mustang Shelby 1967, la Dodge Challenger R/T 1970, la Chevrolet Camaro SS 1969... nous n'en avons plus que des miettes. À notre plus grand regret, les nouvelles muscle cars, si nous pouvons toujours les appeler de la sorte, ne sont pas aussi excitantes.

En mini-préface à cet article glorifiant les vraies icônes américaines, nous voulons juste mentionner que si vous cherchiez un article sur la nouvelle Camaro « Bumblebee » des Transformers, nous vous invitons cordialement à ne pas vous arrêter ici.Le rêve de tout accro de mécano est une voiture qui la/le transforme en pilote F1, mais c'est un rêve qui coûte un peu plus que juste reposer sa tête sur un oreiller. Une simple solution, venue du pays des cow-boys, à ce problème a longtemps été un gros V8, paresseux, drapé de ferraille à rabais... et voilà! La naissance du concept de la muscle car américaine.Entre les années 60 et 80, les muscle cars avaient pratiquement conquis le monde. C'était des bolides abordables, rapides, bruyants et sexys. Elles étaient par contre mal conçues, même très mal conçues. Mais...
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