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Aucun pays ne peut imposer son avenir à la Syrie (Khamenei)

Aucun pays ne peut imposer son avenir à la Syrie, qui passe par la fin de la guerre et "des élections", a affirmé dimanche à Téhéran le guide suprême d'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei.

"Nous disons qu'il est insensé que des pays se réunissent et décident du sort d'un régime et de son chef, c'est un précédent dangereux et aucun pouvoir dans le monde n'accepte cela", a déclaré M. Khamenei, deux jours après la réunion de Vienne sur la Syrie qui a réuni dix-sept pays, dont l'Iran, les Etats-Unis ou l'Arabie saoudite, mais pas les parties syriennes en conflit.

"Des élections sont la solution et pour cela il faut arrêter l'aide financière et militaire aux rebelles. La guerre et l'instabilité doivent d'abord cesser pour que les Syriens puissent choisir qui ils veulent dans un climat serein", a-t-il dit en recevant à Téhéran les diplomates iraniens en poste à l'étranger.

L'Iran a récemment renforcé son soutien militaire au régime du président syrien Bachar el-Assad, notamment en augmentant le nombre de ses "conseillers" sur place. Téhéran accusent les pays occidentaux et arabes d'aider financièrement et d'armer les groupes rebelles syriens.

Selon Ali Khamenei, "contrairement à ce que pensent certains, les Etats-Unis sont à l'origine d'une grande partie des problèmes de la région et ne font pas partie de la solution". "Les objectifs des Etats-Unis dans la région sont à 180 degrés différents de ceux de l'Iran", a-t-il ajouté.

Il a une nouvelle fois rejeté des négociations bilatérales avec Washington sur les questions régionales, car "les Etats-Unis veulent imposer 60 à 70% de leurs objectifs à travers des négociations et obtenir le reste par des actions illégales". Selon M. Khamenei, "le principal facteur d'insécurité est le soutien des Etats-Unis au régime sioniste et aux groupes terroristes" dans la région. Il a qualifié l'Etat hébreu de "régime usurpateur et fantoche".

Il a rappelé que l'Iran proposait des élections avec la participation de tous les Palestiniens pour déterminer l'avenir de cette terre. Les opposants à cette idée, "disent que cela signifie la désintégration du régime usurpateur, mais il est naturel que ce régime-là soit désintégré", a-t-il ajouté.

Le guide a également dénoncé la politique de l'Arabie Saoudite au Yémen, affirmant que les "crimes saoudiens" devaient s'arrêter immédiatement. Les deux poids lourds de la région, l'Iran chiite et l'Arabie Saoudite sunnite s'opposent sur pratiquement tous les sujets régionaux.

Le numéro un iranien a en outre tenu à rendre hommage au ministre des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, en affirmant qu'il avait passé "un bon test" dans les négociations nucléaires avec les grandes puissances.

Aucun pays ne peut imposer son avenir à la Syrie, qui passe par la fin de la guerre et "des élections", a affirmé dimanche à Téhéran le guide suprême d'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei.
"Nous disons qu'il est insensé que des pays se réunissent et décident du sort d'un régime et de son chef, c'est un précédent dangereux et aucun pouvoir dans le monde n'accepte cela", a déclaré M. Khamenei, deux jours après la réunion de Vienne sur la Syrie qui a réuni dix-sept pays, dont l'Iran, les Etats-Unis ou l'Arabie saoudite, mais pas les parties syriennes en conflit.
"Des élections sont la solution et pour cela il faut arrêter l'aide financière et militaire aux rebelles. La guerre et l'instabilité doivent d'abord cesser pour que les Syriens puissent choisir qui ils veulent dans un climat serein", a-t-il dit en recevant à...