Le Parlement iranien a adopté mardi de nouvelles règles visant à garantir l'équité des élections législatives de février, en interdisant tout soutien public des dirigeants aux candidats de leur camp.
Ces nouvelles règles qui interdisent également la calomnie et l'insulte s'appliqueront aussi bien aux dirigeants réformateurs, dont le président Hassan Rohani, qu'aux personnalités de l'opposition conservatrice.
Elles doivent encore être approuvées par le Conseil des gardiens de la constitution - chargé de vérifier la compatibilité des textes parlementaires avec la loi islamique et la constitution - avant d'entrer en vigueur.
Les législatives de février sont considérées comme un enjeu crucial pour le président Rohani qui espère obtenir une majorité d'élus réformateurs et modérés au Parlement, actuellement dominé par les conservateurs.
Selon l'agence officielle Irna, les nouvelles règles devront s'appliquer aussi bien aux Conseil des gardiens de la constitution qu'au ministre de l'Intérieur et à tous les députés actuels, gouverneurs de région et conseillers.
Le ministère de l'Intérieur est chargé de l'organisation des élections, tandis que le Conseil des gardiens, composé à parts égales de religieux et de juristes, a le pouvoir de rejeter des candidats, qu'ils soient réformateurs ou conservateurs.
Lors des précédentes élections législatives et présidentielles, des personnalités et dirigeants influents, dont des membres du Conseil des gardiens, avaient ouvertement pris partie en faveur des candidats de leurs choix.
Ce fut le cas pendant la campagne présidentielle en 2005 quand un religieux du Conseil des gardiens avait, lors d'un prêche de la prière du vendredi, apporté son soutien au candidat ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad qui avait remporté l'élection.
Dernières Infos
Nouvelles règles en Iran pour assurer des législatives équitables
AFP / le 27 octobre 2015 à 15h55

