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Poutine s'inquiète d'une possible propagation des violences de l'Afghanistan vers l'Asie centrale

Le président russe Vladimir Poutine s'est inquiété vendredi du nouveau cycle de violences en Afghanistan, qui peut selon lui se propager jusqu'en Asie centrale, au lendemain de l'annonce par les États-Unis qu'ils renonçaient au retrait de leurs troupes du pays.

"La situation (en Afghanistan) est réellement proche du stade critique", a déclaré M. Poutine lors d'un forum régional des pays d'ex-URSS au Kazakhstan. "Les terroristes de différentes factions gagnent de l'influence et ne cachent pas leurs plans de s'étendre encore davantage. L'un de leurs buts est de pénétrer en Asie centrale. Il est important pour nous d'être prêts à réagir ensemble face à ce scénario", a-t-il souligné.

Jeudi, le président américain Barack Obama a annoncé que ses troupes resteraient en Afghanistan après 2016, renonçant à sa promesse de campagne de retirer les soldats du pays, confronté à une recrudescence d'affrontements entre forces afghanes et talibans.

Les dirigeants des pays d'Asie centrale, dont les armées sont souvent sous-équipées, comptent sur Moscou, qui dispose de bases militaires au Kirghizstan et au Tadjikistan, pour renforcer la frontière avec l'Afghanistan. Mais si la Russie s'inquiète de la situation en Afghanistan, sa principale préoccupation reste le conflit en Syrie, où elle mène depuis le 30 septembre des frappes aériennes en soutien aux forces de Bachar el-Assad.

Vladimir Poutine a ainsi salué vendredi l'intervention russe, qui a selon lui permis la "destruction de dizaines de postes de commandement, de dépôts de munitions, de centaines de terroristes et d'un grand nombre d'équipement militaire". Le président russe a en outre affirmé que Moscou était en plein "processus de négociation" pour coordonner ses bombardements en Syrie avec les acteurs de la région, y compris l'Arabie saoudite et les Émirats Arabes Unis, et "faisait des tentatives pour établir une coopération avec les États-Unis et la Turquie".

Le président russe Vladimir Poutine s'est inquiété vendredi du nouveau cycle de violences en Afghanistan, qui peut selon lui se propager jusqu'en Asie centrale, au lendemain de l'annonce par les États-Unis qu'ils renonçaient au retrait de leurs troupes du pays.
"La situation (en Afghanistan) est réellement proche du stade critique", a déclaré M. Poutine lors d'un forum régional des pays d'ex-URSS au Kazakhstan. "Les terroristes de différentes factions gagnent de l'influence et ne cachent pas leurs plans de s'étendre encore davantage. L'un de leurs buts est de pénétrer en Asie centrale. Il est important pour nous d'être prêts à réagir ensemble face à ce scénario", a-t-il souligné.
Jeudi, le président américain Barack Obama a annoncé que ses troupes resteraient en Afghanistan après 2016, renonçant à sa promesse...