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"Personne ne peut pardonner le régime d'Assad", selon le chef de l'opposition syrienne

Le chef de l'opposition syrienne en exil, Khaled Khoja, a estimé lundi que "personne ne pouvait pardonner" les exactions du régime de Bachar el-Assad, et a exhorté la communauté internationale à agir pour "éviter un nouveau Rwanda".

"Ce qui se passe en Syrie est une extermination, qui se déroule sous les yeux du monde", a lancé M. Khoja, président de la Coalition nationale syrienne, lors d'une conférence sur les barils d'explosifs utilisés par les forces armées syriennes, organisée en marge de l'Assemblée générale de l'Onu.
"95% des personnes tuées par les bombardements aériens d'Assad sont des civils. Vous pensez que le régime combat (le groupe jihadiste) Etat islamique ? Les statistiques vous disent autre chose", a poursuivi M. Khoja, en exhortant la communauté internationale à agir pour "éviter un nouveau Rwanda".

"La première mesure à prendre est de stopper les bombardements aériens du régime syrien. La communauté internationale doit mettre en place une no-fly zone (zone de sécurité aérienne, ndlr) en Syrie", a insisté M. Khoja.
L'idée d'une no-fly zone en Syrie pour protéger les civils est évoquée depuis que la révolte, démarrée en 2011, s'est transformée en guerre civile, mais aucun consensus n'a jamais été trouvé au Conseil de sécurité de l'Onu pour la mettre en oeuvre.

La Turquie, qui accueille sur son sol près de deux millions de réfugiés syriens, réclame régulièrement une zone de sécurité aérienne dans le nord de la Syrie, à sa frontière, et est soutenue dans sa demande par la France.
"Pour des millions de Syriens, la no-fly zone est l'unique espoir. La communauté internationale doit écouter", a ajouté M. Khoja.

Les forces gouvernementales syriennes sont accusées par les ONG et les Occidentaux d'utiliser des bombes aux barils d'explosifs, particulièrement meurtrières et imprécises. Ces armes sont selon des ONG, l'une des principales causes de décès dans le pays entré dans sa cinquième année d'un conflit qui a fait plus de 240.000 victimes.
Les "barils d'explosifs" sont des bombes non guidées hautement explosives, fabriquées localement à peu de frais, constituées généralement de gros barils d'huile, de cylindres à gaz ou de réservoirs d'eau qui ont été vidés de leur contenu. Ils sont ensuite remplis de puissants explosifs ainsi que de ferraille afin de renforcer l'effet de fragmentation.

Le chef de l'opposition syrienne en exil, Khaled Khoja, a estimé lundi que "personne ne pouvait pardonner" les exactions du régime de Bachar el-Assad, et a exhorté la communauté internationale à agir pour "éviter un nouveau Rwanda"."Ce qui se passe en Syrie est une extermination, qui se déroule sous les yeux du monde", a lancé M. Khoja, président de la Coalition nationale syrienne, lors d'une conférence sur les barils d'explosifs utilisés par les forces armées syriennes, organisée en marge de l'Assemblée générale de l'Onu."95% des personnes tuées par les bombardements aériens d'Assad sont des civils. Vous pensez que le régime combat (le groupe jihadiste) Etat islamique ? Les statistiques vous disent autre chose", a poursuivi M. Khoja, en exhortant la communauté internationale à agir pour "éviter un nouveau...