Dernières Infos

Des députés français en visite privée en Syrie appellent Paris et Damas à faire "front commun" contre l'EI

AFP
28/09/2015

Le député de Charente Jérôme Lambert, vice-président du groupe France-Syrie à l'Assemblée, a souligné lundi depuis la Syrie qu'avec Bachar el-Assad, la France a "un ennemi commun" et appelé à "faire front commun".
Jérôme Lambert (RRDP, ex-socialiste) est actuellement en visite en Syrie avec deux autres députés de la majorité, Gérard Bapt (PS) et Christian Hutin (MRC, apparenté PS).

"Nous avons un ennemi commun. Daech est l'ennemi du peuple syrien, Daech est notre ennemi", a déclaré Jérôme Lambert sur Europe 1, joint par téléphone en Syrie. "Quand on a un ennemi commun, il est plutôt intelligent de faire front commun", a-t-il ajouté.

Alors que la France a effectué dimanche sa première frappe en Syrie contre un camp d'entraînement de Daech, le président François Hollande a déclaré que Paris "discute avec tous et n'écarte personne", mais a répété que "l'avenir de la Syrie ne peut pas passer par le président syrien Bachar el-Assad".

A la question de savoir si la présence en Syrie des trois députés français ne mettait pas la France en porte-à-faux, M. Lambert a souligné qu'"un parlementaire a sa liberté et sa libre opinion". "Son premier devoir avant d'exprimer quelque idée que ce soit est d'être un homme, une femme, bien informés", a-t-il dit.

De son côté, le président PS de l'Assemblée, Claude Bartolone, a "regretté" ce voyage. "Je ne pouvais rien faire puisque c'est sur leurs deniers privés. Il n'y a pas un euro de l'Assemblée nationale qui est engagé dans le cadre de ce voyage", a-t-il déclaré, également sur Europe 1.
"Je pense que ça n'arrange pas les positions et le travail que fait la diplomatie française actuellement. Ils ont décidé d'y aller, mais franchement à leur place je ne l'aurais pas fait", a-t-il dit.

Le président de l'Assemblée nationale a qualifié le président syrien de "premier des assassins de son peuple", estimant que "ce serait une erreur considérable" de croire qu'il pourrait être "partie de la solution".
"Franchement je pense que ce serait une erreur considérable de croire que l'assassin de son peuple pourrait être d'un seul coup partie de la solution. Imaginez un pompier qui a mis le feu et viens vous dire +j'ai un camion de pompier, je viens vous aider+", a déclaré M. Bartolone.

Et le principe de réalité ? "Le principe de réalité c'est d'être dur avec tous ceux qui ont massacré ce peuple syrien et Bachar el-Assad et Daech ont une responsabilité dans ces assassinats", a répondu le président de l'Assemblée.
M. Bartolone a encore souhaité "qu'il puisse y avoir à un moment donné une coalition des pays autour qui luttent contre Daech pour mettre des troupes au sol (...) qui ne soient pas des troupes occidentales".

À la une

Retour à la page "Dernières Infos"

Dernières infos

Les signatures du jour

Décryptage de Scarlett HADDAD

Le commandant en chef de l’armée et l’agenda politique

Les articles les plus

A WEEKLY EDITION CURATED AND
PERSONALIZED BY OUR EDITORIAL TEAM

SIGN UP TO OUR NEWSLETTER IN ENGLISH

More Info See Sample
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

L'Orient-Le Jour vous offre 5 articles

Nous sommes un journal indépendant, nous chérissons notre liberté qui découle de notre autonomie financière comme de nos principes éthiques. Votre soutien, cher lecteur, est plus que nécessaire pour pérenniser nos initiatives.

Je poursuis la lecture

4

articles restants