Ford GT MKII – 1966.
Bienvenue au musée automobile de la Fondation Simeone à Philadelphie !
Alors qu'une multitude de musées automobiles célèbrent la beauté et l'innovation automobile à travers les âges, seul le musée de la Fondation Simeone à Philadelphie est spécifiquement dédié à l'histoire de la compétition automobile.
Au gré de ses allées, le musée, situé dans la banlieue de Philadelphie, met en vedette 65 autos aux pedigrees exceptionnels qui ont marqué les nombreuses disciplines et épreuves du sport automobile du début du siècle dernier aux années 70. Présentées « dans leur jus » et avec moins d'attention à leurs détails esthétiques, ces vénérables monstres de la compétition ne se gênent pourtant pas pour faire vrombir leurs moteurs deux fois par mois sur la piste jouxtant le musée. Ces « Demo Days » symbolisent parfaitement la vocation du musée Simeone qui, au-delà de la mécanique et de la performance de chaque auto, attache autant d'importance à leurs parcours et aux expériences qu'elles ont vécues. De Watkins Glen à Bonneville Salt Flats, du Nurburgring aux Mille Miglia ou de Sebring au 24 Heures du Mans, « chacune d'elles a une histoire qui mérite d'être écoutée », explique Fred Simeone, le président de la fondation.
Ford GT MKII – 1966.
En 1966, Ford gagnait finalement le pari de produire une auto américaine capable de mettre au défi la concurrence internationale au Mans. Sur ce circuit mythique, la jumelle du modèle présenté dans la photo remporta l'épreuve avec brio, permettant ainsi à l'Amérique de gagner une course internationale pour la première fois depuis 1921. Notons toutefois que même si la conception et la motorisation de cette auto sont signés Ford USA, le design de ce modèle était anglais.
Jaguar D-Type – 1956.
Des progrès techniques importants tels que l'habitacle surbaissé, la carrosserie superlégère, les freins à disques et un moteur particulièrement puissant ont contribué à la victoire de ce modèle aux courses du Mans en 1955, 1956 et 1957. Tout comme le C-Type précédant ce modèle, ces autos sont rares et particulièrement prisées auprès des collectionneurs. Cette auto fut acquise par la Fondation Simeone lors d'une mémorable vente aux enchères en 1984. Face à la fondation sérieusement motivée de mettre la main sur cette pièce rare, le rocker Mick Jagger – grand amateur de Jaguar – n'a pas tenu la cadence et déclara forfait. Bref, he got no satisfaction !
Alfa Romeo 33 TT 12 – 1975.
C'est avec ces puissantes autos qu'Alfa Romeo remporta le championnat du monde en 1975. Leur carrosserie allégée, leur aérodynamisme optimal et un moteur développant 550 chevaux ont certainement contribué à leur victoire. Cette auto est le modèle le plus « jeune » de la collection de la Fondation Simeone.
Cobra Daytona Coupé – 1964.
Seuls six exemplaires de cette icône furent produits. Leur ligne fluide et leur fiabilité ont contribué à leurs victoires dans de nombreuses courses, délogeant la vénérable Ferrari GTO en remportant le championnat des constructeurs en 1965. Au moment d'écrire ces lignes, cette auto aura rejoint ses cinq sœurs au plus grand rassemblement d'automobiles classiques au monde à Goodwood en Angleterre. Les organisateurs de cet événement auront ainsi réalisé l'incroyable exploit de réunir les sextuplés de ce modèle mythique dans un même lieu 50 ans après leur sortie des ateliers de leur brillant créateur, Carroll Shelby.
Peugeot Darl'mat Le Mans – 1938.
En 1937 et 1938, Peugeot produisit six autos de course spécialement pour Le Mans. L'auto présentée ici – l'une des trois de la version 1938 – jouissait d'une carrosserie entièrement en aluminium, de phares supplémentaires, d'une boîte de vitesse électrique et de modifications majeures à la motorisation. Sans le concessionnaire Peugeot et grand amateur de courses automobiles Émile Darl'mat, du carrossier Marcel Pourtout et du designer Georges Paulin, cette aventure de la marque au lion au Mans n'aurait pas eu lieu.
Détail inusité : un levier pour la marche arrière se trouve au plancher. Une fois engagé, vous pouvez utiliser les quatre vitesses de la boîte... en marche arrière !
Alfa Romeo 8C 2300 Spyder – 1933.
La Alfa présentée ici était tout simplement l'auto la plus rapide, la plus puissante et celle jouissant du meilleur comportement routier au début des années 1930. Ce modèle remportait pratiquement toutes les courses auxquelles il participait à l'époque telles que les Mille Miglia et la Targa Florio.
De nos jours, ce modèle jouit d'une très grande popularité auprès des pilotes d'autos de course d'époque... à condition de pouvoir en dénicher une et d'avoir les moyens de l'acquérir.
Alfa Romeo 6C – 1929.
Ce Roadster a remporté de nombreuses courses de route à travers l'Europe vers la fin des années 1920 et le début de la décennie suivante. Il a particulièrement brillé aux épreuves des Mille Miglia, au GP d'Irlande et à celui de Belgique. Reconnue pour sa vitesse et sa fiabilité, la Alfa 6C tirait une impressionnante puissance de son moteur de 1750 cc suralimenté. Photos : S.B. Samman

