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Décollage d'une fusée Soyouz avec deux satellites Galileo

Une fusée russe Soyouz a décollé dans la nuit de jeudi à vendredi depuis le pas de tir de Sinnamary en Guyane française, emportant deux nouveaux satellites du système de navigation européen Galileo, a constaté une journaliste de l'AFP.

Le tir du lanceur russe Soyouz a eu lieu vendredi à 02h08 GMT (04H08 heure de Paris, jeudi 23H08 heure de Kourou) comme prévu. Il faudra attendre plusieurs heures avant de savoir si la phase de mise sur orbite, qui doit durer 3H48, a réussi.

Neuf minutes après le décollage du Centre spatial guyanais (CSG), Fregat, le quatrième étage, s'est séparé et a allumé son moteur, emportant avec lui les satellites Sat-9 et Sat-10 fabriqués par la société allemande OHB. Le lanceur doit les placer sur une orbite circulaire à une altitude de 23.522 km.

Décidé au début des années 2000, Galileo vise à rendre l'Europe moins dépendante du GPS (Global Positioning System) américain, qui rend de multiples services dans les domaines routier, maritime, etc.
Mais au fil des ans, le programme a accumulé les retards pour des raisons diverses et les coûts se sont alourdis.

"Le déploiement de la première génération de satellites Galileo va coûter en gros 7 milliards d'euros. Puis il faudra 500 à 600 millions d'euros pour opérer, maintenir et renouveler les satellites", a précisé Didier Faivre, directeur du programme Galileo à l'Agence spatiale européenne (ESA) lors d'une conférence audio jeudi à quelques heures du décollage.

Les deux premiers satellites de la constellation Galileo qui doit à terme en compter 30 (dont plusieurs de réserve) ont été lancés en octobre 2011. En août 2014, les satellites 5 et 6 de la constellation avaient été expédiés sur une mauvaise orbite par Fregat. Mais depuis l'ESA est parvenue à les remettre sur une meilleure orbite. Ces satellites devraient pouvoir être opérationnels "au début de l'année prochaine" pour les services de navigation, a indiqué M. Faivre.

En revanche Sat-4, l'un des quatre satellites "test" lancés en 2011 et 2012, a rencontré une défaillance importante. Il ne pourra pas fonctionner correctement, a confirmé M. Faivre. Après le raté d'août, le fabricant russe de Fregat a fait des corrections sur l'étage supérieur de Soyouz. Et la fusée russe a lancé avec succès les satellites 7 et 8 de la constellation en mars.

Après le lancement de vendredi, un nouveau tir de Soyouz avec deux satellites Galileo devrait avoir lieu en décembre. Ensuite, ce sera au tour de la fusée Ariane 5 ES d'entrer dans la danse, avec quatre satellites, sans doute au second semestre 2016.

L'Europe espère que fin 2016, elle aura déployé seize satellites et que Galileo sera en mesure de rendre ses premiers services aux utilisateurs, en apportant un plus à ceux offerts par le GPS - les deux systèmes étant compatibles. Objectif de la Commission européenne: que la constellation Galileo soit totalement opérationnelle en 2020.

Une fusée russe Soyouz a décollé dans la nuit de jeudi à vendredi depuis le pas de tir de Sinnamary en Guyane française, emportant deux nouveaux satellites du système de navigation européen Galileo, a constaté une journaliste de l'AFP.
Le tir du lanceur russe Soyouz a eu lieu vendredi à 02h08 GMT (04H08 heure de Paris, jeudi 23H08 heure de Kourou) comme prévu. Il faudra attendre plusieurs heures avant de savoir si la phase de mise sur orbite, qui doit durer 3H48, a réussi.
Neuf minutes après le décollage du Centre spatial guyanais (CSG), Fregat, le quatrième étage, s'est séparé et a allumé son moteur, emportant avec lui les satellites Sat-9 et Sat-10 fabriqués par la société allemande OHB. Le lanceur doit les placer sur une orbite circulaire à une altitude de 23.522 km.
Décidé au début des années 2000,...