La séance d'ouverture de la conférence sur les chrétiens d'Orient, organisée par la Ligue maronite, s'est tenue vendredi matin à l'Université Notre Dame (NDU) à Zouk Mosbeh, dans la banlieue-nord de Beyrouth, en présence d'un parterre de personnalités religieuses, politiques et sécuritaires.
Étaient notamment présents, le patriarche maronite Béchara Raï, le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil, le nonce apostolique, Mgr Gabriele Caccia, le président de la Fondation maronite dans le monde, l'ancien ministre de la Culture Michel Eddé, et l'ancien député Neemtallah Abi Nasr, ainsi que plusieurs personnalités et autres responsables.
Le chef de l’Église maronite a dans ce cadre insisté sur le fait que « les chrétiens sont une nécessité pour les pays du Moyen-Orient. Ils s'y trouvent depuis près de 2.000 ans, 600 ans avant l'islam. Les chrétiens sont là pour rester ». Mgr Raï a toutefois rappelé que « l'isolement tue notre message. (...) et l'arabité est celle de l'homme, et non de l'islam. La diversité est la base de toute société moderne. Elle n'est pas corollaire d'éclatement des communautés au détriment de l’État ».
Prenant la parole à son tour, M. Bassil a souligné que « nous, chrétiens d'Orient, sommes l'essence de cette région. Nos valeurs, telles l'ouverture, la miséricorde et l'acceptation de l'autre, représentent tous les croyants du monde. Il n'y a pas de diversité sans nous ». Il a dans ce contexte rappelé qu' « un obscurantisme frappe la région et tente de nous éradiquer. C'est pour ça que nous affirmons que nous restons ici. Notre message est enraciné dans cette région. Si nous émigrons, nous faisons échec à ce message. »
Et d'ajouter : « notre témoignage dans cette région pourrait nous amener à faire le sacrifice ultime, le martyre ». S'attardant sur la situation locale, le chef de la diplomatie a affirmé qu' « au Liban, notre présence est marginalisée, notamment en raison de la vacance à la présidence de la République. »
Le Liban est sans chef de l’État depuis le 25 mai 2014. Une anomalie également dénoncée par le patriarche maronite. Ce dernier a appelé chaque camp politique à « désigner son candidat final à la magistrature suprême, un candidat qui soit accepté par tout le monde, sans attendre des consignes dictées par l'étranger».
Étaient notamment présents, le patriarche maronite Béchara Raï, le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil, le nonce apostolique, Mgr Gabriele Caccia, le président de la Fondation maronite dans le monde, l'ancien ministre de la Culture Michel Eddé, et l'ancien député Neemtallah Abi Nasr, ainsi que plusieurs personnalités et autres responsables.
Le chef de l’Église maronite a dans ce cadre insisté sur le fait que « les chrétiens sont une nécessité pour les pays du Moyen-Orient. Ils s'y trouvent depuis près de...


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