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Iran: il y a un an, le correspondant du Washington Post était arrêté

Il y a un an, le 22 juillet 2014, le correspondant du Washington Post en Iran, Jason Rezaian, était arrêté à Téhéran: il attend depuis en prison le verdict de son procès en cours pour "espionnage", entre autres accusations.

De double nationalité iranienne et américaine, Jason Rezaian, 39 ans, correspondant du Washington Post en Iran depuis deux ans, a été arrêté avec son épouse, la journaliste iranienne Yeganeh Salehi, à leur domicile de Téhéran. Une autre femme, une photographe de presse dont le nom n'a pas été divulgué, avait aussi été arrêtée ce jour-là.
Toutes deux ont été depuis libérées sous caution et la date de leur procès n'a pas été communiquée.

Depuis son arrestation, Rezaian a comparu à huis-clos trois fois - en mai, juin et juillet - devant le tribunal révolutionnaire de Téhéran, une cour spéciale qui juge les affaires politiques ou touchant à la sécurité nationale.
Il est notamment accusé d'"espionnage", "collecte d'informations confidentielles", "collaboration avec des gouvernements hostiles" et "propagande contre le régime". Incarcéré à la prison d'Evine dans le nord de Téhéran, lui, ainsi que sa famille et ses proches, démentent catégoriquement ces accusations.

A l'occasion de sa dernière comparution le 13 juillet, sa mère, Mary, qui n'a pas été autorisée à assister à l'audience, avait souhaité qu'il soit libéré sous caution. Selon sa famille, sa santé s'est dégradée depuis son incarcération et il a besoin de médicaments contre l'hypertension artérielle.
Dans un communiqué publié lundi, le Washington Post a affirmé qu'après un "lent processus judiciaire", des "indications" laissent à penser "que la prochaine comparution sera +presque certainement+ la dernière, bien qu'aucune date n'ait été fixée".

L'incarcération de Jason Rezaian avait provoqué de nouvelles tensions entre l'Iran et les Etats-Unis, qui n'entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 1980. Washington a appelé les autorités iraniennes à libérer le journaliste mais Téhéran, qui ne reconnaît pas la double nationalité, affirme que le dossier est purement iranien et met en avant l'indépendance du système judiciaire iranien.
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a déclaré à la chaîne de télévision MSNBC avoir quotidiennement évoqué le cas du journaliste pendant les négociations nucléaires avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif.
Ces négociations entre l'Iran et les grandes puissances ont abouti à la conclusion d'un accord à Vienne le 14 juillet, au lendemain de la dernière comparution à Téhéran de Jason Rezaian.

Il y a un an, le 22 juillet 2014, le correspondant du Washington Post en Iran, Jason Rezaian, était arrêté à Téhéran: il attend depuis en prison le verdict de son procès en cours pour "espionnage", entre autres accusations.
De double nationalité iranienne et américaine, Jason Rezaian, 39 ans, correspondant du Washington Post en Iran depuis deux ans, a été arrêté avec son épouse, la journaliste iranienne Yeganeh Salehi, à leur domicile de Téhéran. Une autre femme, une photographe de presse dont le nom n'a pas été divulgué, avait aussi été arrêtée ce jour-là.Toutes deux ont été depuis libérées sous caution et la date de leur procès n'a pas été communiquée.
Depuis son arrestation, Rezaian a comparu à huis-clos trois fois - en mai, juin et juillet - devant le tribunal révolutionnaire de Téhéran, une...