Le Parlement iranien a rejeté massivement mercredi une motion de censure contre le ministre de l'Education, critiqué pour son incapacité à régler les problèmes des enseignants qui se plaignent de leurs bas salaires.
Le rejet de cette motion est une petite victoire du gouvernement de Hassan Rohani face à ses opposants, notamment les ultra-conservateurs qui dénoncent sa volonté d'ouverture politique et culturelle considérée comme contraire aux valeurs islamiques. La motion a été rejetée par 167 députés (sur 290), seulement 76 d'entre eux ayant voté pour. Elle avait toutefois peu de chances de succès, la "Faction des partisans du Velayat" (conservateurs modérés), groupe majoritaire au Parlement, ayant assuré le ministre, Ali Asghar Fani, de son soutien. Un député de ce groupe, Behrouz Nemati, avait dénoncé une "prise d'otage partisane de parlementaires opposés au gouvernement".
M. Fani, qui appartient au camp réformateur, a expliqué à la tribune qu'"une grande partie des problèmes que connaît ce ministère ne sont pas le résultat de ces 22 derniers mois, mais ont été hérités du passé". Il a assuré faire "tout son possible" pour régler ces problèmes. "La révocation de M. Fani serait une équation perdant-perdant et ne profiterait pas aux enseignants" qui avaient manifesté en mars pour réclamer des hausses de salaires, a affirmé un parlementaire, Gholamreza Mesbahi-Moghadam.
Les députés favorables à la motion ont nié vouloir faire de cette motion une affaire politique, tout en dénonçant la présence au sein du ministère de "représentants d'organisations illégales", sans donner d'autres précisions. L'un d'entre eux, Farhad Bashiri, s'est dit inquiet de voir "le ministère devenir le quartier général de certains individus" en vue des élections législatives en février 2016, sans donner plus de précisions.
Les réformateurs iraniens espèrent faire un retour en force au Parlement lors de ce scrutin. En 2012, ils avaient quasiment disparu de l'hémicycle après la répression du mouvement de contestation contre la réélection de l'ex-président Mahmoud Ahmadinejad trois ans plus tôt. Deux grands partis réformateurs avaient alors été interdits. C'était la seconde motion de censure dirigée contre un ministre, après la révocation de celui des Sciences, Reza Faraji Dana, en août 2014. Ce réformateur était critiqué pour avoir nommé dans son cabinet des responsables ayant participé à la contestation de juin 2009.
Le rejet de cette motion est une petite victoire du gouvernement de Hassan Rohani face à ses opposants, notamment les ultra-conservateurs qui dénoncent sa volonté d'ouverture politique et culturelle considérée comme contraire aux valeurs islamiques. La motion a été rejetée par 167 députés (sur 290), seulement 76 d'entre eux ayant voté pour. Elle avait toutefois peu de chances de succès, la "Faction des partisans du Velayat" (conservateurs modérés), groupe majoritaire au Parlement, ayant assuré le ministre, Ali Asghar Fani, de son soutien. Un député de ce groupe, Behrouz Nemati, avait dénoncé une...


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