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Culture - Spectacle

Légendaires, les Celtes ? Non, juste très bon enfant...

Des talons qui claquent comme étincelles sous les sabots, des brochettes de jeunes (garçons et filles) qui se meuvent en une chaîne mobile, une musique live entraînante : voilà que festifs et joyeux, Dublin, Belfast et Galway ont élu domicile sur les planches du théâtre du Casino du Liban. Face à la Méditerranée, les Celtiques ont fait résonner leurs pas...

Quatorze danseurs ont martelé les planches du Casino du Liban.

Une foule de jeunes et de moins jeunes se sont pressés aux portillons du Casino du Liban pour applaudir un spectacle énergique et énergisant, empreint de nostalgie et de fougue. Pour un été chaud qui annonce sa fiesta, sa bamboula et sa nouba par la tap dance. Mais un brin au-dessus du titre proposé...
Celtic Legends, fort de sa troupe d'une vingtaine d'artistes sur scène, porté par ses rythmes, ses cadences, ses embardées, son lyrisme à la fois tendre et ombrageux, ses costumes de scène simples et sobres (pantalons et gilets noirs pour les hommes, collants fuselés noirs et tuniques-chasubles brodées pour les femmes), ses mélodies douces, ses ritournelles enlevées, ses chants de pipeaux de penny whistle et uileann pipe, le feu de ses pas martelant le sol, est un moment de liesse populaire et d'euphorie. Survitaminé, malgré une certaine redondance, qui se prolonge pour plus d'une heure trente-cinq minutes, entracte compris...
Dans un décor nu, à part une estrade et cinq panneaux blancs, des projections de vidéos et des jeux de lumière et d'éclairage. Invitation ouverte, telle une randonnée à ciel et horizon ouverts, pour une tournée au grand air à l'île d'Émeraude. Pour découvrir ses landes, ses rafales de vent sur la mer, ses côtes solitaires, ses falaises à pic, ses paysages lisses et escarpés à la fois, ses espaces verts et verdoyants, ses dunes couvertes d'herbes, ses rocailles enserrant une végétation familière aux climats insulaires et sous ombrelle du Gulf Stream, la solitude de ses dolmens et de ses croix en pierre.
Pour cela, quatorze danseurs et danseuses cheveux dénoués sur des épaules nues (charmantes blondes comme un épi doré et des rouquines sulfureuses aux cheveux des flammes de l'enfer) et cinq jeunes musiciens ont entraîné les spectateurs, en tout esprit copain et interactif avec la salle, vers l'ivresse des bières blondes et brunes, des whiskies qui vieillissent si bien dans leurs fûts en bois, vers ces pubs où domine rire et ambiance conviviale. Mais aussi ces vertes prairies où la vie est si douce. C'est beaucoup plus l'esprit pétillant de Bernard Shaw et d'Oscar Wilde que les silences inquiétants de
Beckett...
En courbes ou chapelets sinueux, en rangées ou lignes dessinées comme avec une règle, en sarabande endiablée, en ronde soyeuse et fluide, en solo, duo, trio ou ensemble impeccablement chorégraphiés, les artistes évoluent en toute agilité, droits comme des ifs, serrés au coude-à-coude ou se tenant par les mains ou les hanches.
Entre pirouettes et talons qui scandent rythme et cadence, les images s'échappent, alertes, libres, venues à travers l'écho de la danse et de la musique ressusciter les traditions d'une terre, comme un parfum pénétrant et essentiel qui s'envole hors de la fiole où il est emprisonné. Pour rejoindre, en un vibrant condensé de la culture irlandaise, à travers balades, cavalcades, figures et mouvements adroitement synchronisés, l'esprit d'un pays et l'amour des racines.
Légendes celtiques ? Par saint Patrick, le titre est bien pompeux pour un spectacle somme toute, à part le simple panache de la danse, léger, gentillet et bon enfant.

Une foule de jeunes et de moins jeunes se sont pressés aux portillons du Casino du Liban pour applaudir un spectacle énergique et énergisant, empreint de nostalgie et de fougue. Pour un été chaud qui annonce sa fiesta, sa bamboula et sa nouba par la tap dance. Mais un brin au-dessus du titre proposé...Celtic Legends, fort de sa troupe d'une vingtaine d'artistes sur scène, porté par ses rythmes, ses cadences, ses embardées, son lyrisme à la fois tendre et ombrageux, ses costumes de scène simples et sobres (pantalons et gilets noirs pour les hommes, collants fuselés noirs et tuniques-chasubles brodées pour les femmes), ses mélodies douces, ses ritournelles enlevées, ses chants de pipeaux de penny whistle et uileann pipe, le feu de ses pas martelant le sol, est un moment de liesse populaire et d'euphorie. Survitaminé,...
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