Les forces de sécurité irakiennes ont déjoué des attaques jihadistes au véhicule piégé contre deux bases de l'armée dans la province d'Al-Anbar (ouest), a indiqué un responsable militaire jeudi.
Ces attaques interviennent au lendemain de la destruction par un raid de l'une des plus grosses "usines" de fabrication de véhicules piégés du groupe Etat islamique (EI), qui utilise abondamment cette tactique dans sa lutte en Irak et en Syrie voisine.
Des jihadistes à bord de deux véhicules blindés d'explosifs ont voulu attaquer une base au nord de la ville de Fallouja, tandis que d'autres combattants de l'EI, à bord de quatre autres véhicules piégés, dont un bulldozer, entendaient frapper une base au sud de cette ville, a précisé un colonel. Les deux attaques ont été déjouées par les soldats à l'aide missiles anti-chars, a-t-il ajouté.
En mai, l'EI a utilisé un nombre jamais vu de véhicules piégés pour prendre Ramadi, chef lieu d'Al-Anbar, à une quarantaine de km de Fallouja. En réaction, les Etats-Unis, qui mènent la coalition internationale antijihadiste, ont annoncé l'envoi de 2.000 lance-roquettes anti-char AT4s pour aider les Irakiens à neutraliser ces camions piégés.
Mercredi, l'un des plus gros sites d'assemblage de voitures piégées de l'EI - "le plus gros", selon un colonel irakien - a été visé par une frappe aérienne, qui a détruit l'installation située à l'entrée de la ville de Hawija, à 225 km au nord de Bagdad. La frappe a fait de nombreuses victimes parmi les jihadistes mais aussi les civils, selon des responsables irakiens, qui ont ajouté qu'elle avait été menée par la coalition. Les explosions provoquées par le raid ont été entendues jusqu'à Kirkouk, à quelque 55 km au nord d'Hawija.
Un rapport quotidien de la coalition a fait état d'une frappe "près de Hawija contre un site VBIED (engin explosif improvisé placé dans des véhicules)", mais sans que l'on soit certain qu'il s'agisse du même site.
Ces attaques interviennent au lendemain de la destruction par un raid de l'une des plus grosses "usines" de fabrication de véhicules piégés du groupe Etat islamique (EI), qui utilise abondamment cette tactique dans sa lutte en Irak et en Syrie voisine.
Des jihadistes à bord de deux véhicules blindés d'explosifs ont voulu attaquer une base au nord de la ville de Fallouja, tandis que d'autres combattants de l'EI, à bord de quatre autres véhicules piégés, dont un bulldozer, entendaient frapper une base au sud de cette ville, a précisé un colonel. Les deux attaques ont été déjouées par les soldats à l'aide missiles...


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