La Maison Blanche a dénoncé mardi "le manque total de transparence" dans le procès à huis clos du correspondant du Washington Post en Iran, Jason Rezaian, qui vient de débuter devant un tribunal spécial de Téhéran.
"Le fait que le procès de Jason soit fermé au public, y compris à sa famille proche, illustre le manque total de transparence (...) auquel nous assistons depuis son arrestation", a déclaré à l'AFP Bernadette Meehan, porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC).
"Si nous réclamons que ce procès soit ouvert, nous maintenons que Jason n'aurait jamais dû être arrêté ou jugé", a-t-elle ajouté, réclamant une nouvelle fois à l'abandon des poursuites "absurdes" visant le journaliste américano-iranien et à sa libération immédiate.
M. Rezaian, 39 ans, doit répondre des charges "d'espionnage", de "collaboration avec des gouvernements hostiles", de "collecte d'informations confidentielles et propagande contre la République islamique", selon son avocate, Me Leïla Ahsan. Aucun détail n'a été donné mardi sur la date de la prochaine audience.
L'exécutif américain, engagé dans d'intenses négociations avec Téhéran sur son programme nucléaire, assure qu'il soulève systématiquement, en marge de ces discussions, la question des citoyens américains détenus ou portés disparus en Iran. "Nous continuerons à le faire jusqu'à ce qu'ils rentrent tous", a souligné la porte-parole du NSC.
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Procès d'un journaliste en Iran: Washington dénonce "le manque total de transparence"
AFP / le 26 mai 2015 à 18h42


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