Les combats dans la ville irakienne de Ramadi, dont le groupe Etat islamique cherche à prendre le contrôle, ont entraîné la fuite d'environ 8.000 personnes, a indiqué dimanche l'Organisation internationale des migrations (OIM).
"Nous estimons que 1.296 familles (7.776 personnes) ont été déplacées et ce chiffre est en augmentation", a expliqué l'OIM.
Ces chiffres se rapportent aux deux jours qui ont suivi le lancement jeudi soir d'une offensive de l'EI à Ramadi, capitale de la province d'Al-Anbar (ouest de l'Irak) et ville dont le groupe jihadiste contrôle la majeure partie. Ses combattants ont pris vendredi le complexe gouvernemental.
Les déplacés sont partis vers l'est pour rejoindre la ville de Amriyat al-Fallouja mais ils n'ont pas été autorisés à franchir l'Euphrate pour entrer dans la province de Bagdad, voisine de celle d'Al-Anbar.
Des dizaines de milliers de personnes avaient déjà fui la zone de Ramadi ces derniers mois lors de précédentes périodes de violences, notamment au moment d'une offensive de l'EI en avril.
Selon l'OIM, plus de 2,8 millions de personnes ont été déplacées depuis le début en 2014 du conflit qui oppose les forces pro-gouvernementales irakiennes aux jihadistes de l'EI.
Des combats ont eu lieu dimanche dans un quartier de l'est de Ramadi, Malaab, l'un des derniers dans lequel les forces gouvernementales tiennent encore des positions, ont indiqué des sources de police.
Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a promis l'acheminement de renforts vers Ramadi.
La prise complète de cette ville située à 100 km à l'ouest de Bagdad constituerait la plus importante victoire de l'EI cette année en Irak. Le groupe extrémiste sunnite contrôlerait alors les capitales de deux des plus grandes provinces d'Irak, avec Mossoul, chef-lieu de celle de Ninive (nord).
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Irak: 8.000 personnes déplacées par les récents combats à Ramadi
AFP / le 17 mai 2015 à 16h14

