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A Doha, les talibans afghans réitèrent leurs conditions pour des pourparlers

Les talibans afghans ont une nouvelle fois réclamé lundi la fin de "l'occupation" de l'Afghanistan par les forces étrangères et l'ouverture officielle d'un bureau politique au Qatar, comme conditions préalables à l'ouverture de pourparlers de paix avec le gouvernement de Kaboul.

Une délégation d'une vingtaine de responsables afghans a "ouvert des discussions" avec des représentants des talibans au Qatar au cours du weekend. Côté talibans, une délégation de huit personnes a participé à la conférence organisée à Doha par le mouvement pacifiste Pugwash.

Dans un communiqué publié lundi sur leur site officiel, les talibans ont à nouveau posé leurs conditions à l'ouverture de toute négociation de paix. "La mère de toutes les misères est l'invasion qui devrait cesser, ce qui serait un premier pas vers la paix, vers un dialogue de paix entre les Afghans", ont souligné les insurgés. "L'un des principaux obstacles extérieurs est l'occupation de notre pays par les Américains, et les accusations de terrorisme contre l'Emirat islamique" (nom officiel du mouvement taliban), poursuivent les talibans qui ont par ailleurs revendiqué un nouvel attentat-suicide ayant fait un mort et 15 blessés lundi à Kaboul. Malgré la fin en décembre de sa mission de combat en Afghanistan, l'Otan maintient une force résiduelle de 12.500 soldats pour la formation de l'armée afghane, désormais en première ligne face à l'insurrection talibane.

Dans leur communiqué, lu par les représentants des talibans à la conférence de Doha, les talibans exigent également l'ouverture d'un bureau officiel en vue d'éventuelles négociations et réclament le retrait des noms de plusieurs de leurs responsables de la liste noire américaine des entités terroristes. Tous les efforts entrepris jusqu'à présent pour ouvrir des négociations avec les talibans ont échoué.

Les insurgés islamistes avaient ouvert au Qatar en juin 2013 un bureau, qui avait fermé un mois plus tard, après avoir provoqué la colère du président afghan d'alors, Hamid Karzaï. Des rapports suggèrent toutefois que les talibans ont conservé une présence permanente à Doha sans qu'elle soit considérée comme un bureau officiel. Le ministère des Affaires étrangères du Qatar a affirmé dans un communiqué samedi que Doha hébergeait des pourparlers de "réconciliation" afin d'aider les tentatives d'apporter "sécurité, paix et stabilité au peuple afghan".

Les talibans afghans ont une nouvelle fois réclamé lundi la fin de "l'occupation" de l'Afghanistan par les forces étrangères et l'ouverture officielle d'un bureau politique au Qatar, comme conditions préalables à l'ouverture de pourparlers de paix avec le gouvernement de Kaboul.
Une délégation d'une vingtaine de responsables afghans a "ouvert des discussions" avec des représentants des talibans au Qatar au cours du weekend. Côté talibans, une délégation de huit personnes a participé à la conférence organisée à Doha par le mouvement pacifiste Pugwash.
Dans un communiqué publié lundi sur leur site officiel, les talibans ont à nouveau posé leurs conditions à l'ouverture de toute négociation de paix. "La mère de toutes les misères est l'invasion qui devrait cesser, ce qui serait un premier pas vers la paix, vers...