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Culture - Peinture

Un selfie par jour, et autant d’autoportraits

Après ses « Soixante et une faces d'hiver » (chez Agial), Omar Khouri signe ce soir « Isolation Stream », un livre d'artiste comprenant, entre autres, une série de 61 autoportraits petit format qui narrent autant d'histoires. Avec humour et réalisme.

Un selfie
Ce sont 61 autoportraits pris sur le vif au moyen d'un mobile et croqués par la suite. « J'étais en résidence à Paris et j'ai décidé de réaliser tous les jours mon portrait. » Le résultat ? « C'est comme un carnet de voyages », affirme Omar Khouri.

Un portrait
Si, pour l'artiste, le selfie est une façon de « se vanter : regardez ce que je suis beau ou ce que je fais », l'autoportrait pictural est, toujours selon lui, « un outil d'introspection. Il permet d'aller au-delà du personnage portraituré et d'en faire un caractère universel ». Les critiques d'art le confirment. Pour nombre d'entre eux, « l'autoportrait ne se réduit pas à un monologue entre l'artiste et lui-même. C'est un dialogue avec le spectateur, l'histoire de l'art en toile de fond ».

Un exercice
« Pendant longtemps, je me suis adonné à cette pratique (de l'autoportrait) au moyen d'un miroir, puis j'ai adopté la nouvelle technologie qui renvoie une image plus exacte de soi. » Deux mois durant, il s'est pris un selfie, jour après jour. Puis il se mettait devant son chevalet, pour traduire les pixels en croquis. « Cela me prenait parfois quinze minutes, d'autres jours, une bonne heure. Et le geste reprenait le lendemain. » Pas d'ennui ? « Si. Je changeais alors de technique. C'est ainsi que je suis passé de l'acrylique à la gouache, car cette dernière est plus malléable ; elle permet, également, un rapport plus intime entre l'artiste et la matière. »

Une histoire
Fondateur de la revue périodique illustrée Samandal, ayant travaillé dans le milieu cinématographique et à la télévision, Omar Khouri est un féru d'images. Mais il aime tout autant construire des histoires. À la manière des cases d'une bande dessinée, ses autoportraits tissent un scénario, installent un climat, illustrent son humeur du jour, le temps qu'il fait et le décor environnant, et dressent un panorama intérieur ou extérieur. L'artiste apparaît alors tantôt emmitouflé à l'aéroport d'Oslo, retrouvant sa femme, à la sortie d'une exposition, sous une pluie battante, mais aussi se rasant, se brossant les dents ou même au saut du lit.

Un livre
De ce projet pictural est né un livre d'artiste. Il sera lancé aujourd'hui à l'espace Plan Bey (Gemmayzé). Édité à 99 exemplaires, cet ouvrage est relié à la main et présenté dans une boîte personnalisée par l'artiste. Intitulé Isolation Stream, il comporte ses autoportraits ainsi que plusieurs figures d'amis ou de personnes de notoriété publique.
Comme si tout cet univers tournait, s'articulait, rougeoyait autour d'un seul et unique portrait. Celui de Omar Khouri.

*De 18h à 21h, au Plan Bey, Mar Mikhaël, rue d'Arménie, imm. Geara. Tél. : 01/444110.

Un selfieCe sont 61 autoportraits pris sur le vif au moyen d'un mobile et croqués par la suite. « J'étais en résidence à Paris et j'ai décidé de réaliser tous les jours mon portrait. » Le résultat ? « C'est comme un carnet de voyages », affirme Omar Khouri.
Un portraitSi, pour l'artiste, le selfie est une façon de « se vanter : regardez ce que je suis beau ou ce que je fais », l'autoportrait pictural est, toujours selon lui, « un outil d'introspection. Il permet d'aller au-delà du personnage portraituré et d'en faire un caractère universel ». Les critiques d'art le confirment. Pour nombre d'entre eux, « l'autoportrait ne se réduit pas à un monologue entre l'artiste et lui-même. C'est un dialogue avec le spectateur, l'histoire de l'art en toile de fond ».
Un exercice« Pendant longtemps, je me suis...
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