L'Arabie saoudite est en train de regrouper du matériel militaire lourd, notamment de l'artillerie, dans des zones situées près de sa frontière avec le Yémen, ont annoncé mardi des responsables américains.
Ces mouvements font suite à l'avancée vers le sud du Yémen des Houthis, soutenus par l'Iran, qui se sont emparés de la capitale yéménite Sanaa en septembre. Ils ont pris ce week-end la ville de Taëz, sur la route qui mène de Sanaa, dans le nord, à Aden, le port du sud où s'était réfugié le président du Yémen, Abd Rabbo Mansour Hadi, le mois dernier. Face l'avancée rapide des rebelles vers Aden, le président a toutefois été évacué, mercredi, vers un "lieu sûr".
Depuis le début de la crise, l'Arabie saoudite accuse l'Iran de semer la discorde entre les communautés au Yémen en soutenant les Houthis. Le conflit risque de dégénérer en une guerre par procuration entre l'Iran chiite, qui soutient les Houthis, et l'Arabie saoudite et d'autres monarchies de la région, favorables au président Hadi.
Les blindés et l'artillerie massés par l'Arabie saoudite, un regroupent qualifié '"important" par des responsables américains, peuvent être utilisés pour des objectifs défensifs ou offensifs, dit-on dans l'entourage de l'Administration américaine. Les Saoudiens, dit-on encore, pourraient aussi préparer des attaques aériennes pour défendre le président Hadi si les Houthis l'attaquent à Aden.
L'Arabie saoudite, qui partage 1 800 km de frontières avec le Yémen, n'est pas à l'abri d'un débordement du conflit sur son sol et notamment dans sa province orientale d'Ach-Charkiya, dont la population est en partie chiite et où se trouvent les plus riches gisements pétroliers du royaume. Le ministre saoudien des Affaires étrangères Saoud al-Fayçal a déclaré lundi que les pays arabes prendraient les mesures nécessaires pour protéger la région contre l'"agression" houthie si une solution pacifique ne pouvait être trouvée.
"Les Saoudiens sont vraiment profondément inquiets de ce qu'ils voient comme une place forte iranienne, dans un Etat défaillant, le long de leur frontière", a déclaré lundi à Reuters l'ambassadeur des Etats-Unis au Yémen, Matthew Tueller, lors d'une conférence à Washington.
Un ancien responsable américain estime toutefois que les perspectives d'une intervention extérieure réussie au Yémen semblent minces. S'exprimant sous le sceau de l'anonymat, il dit estimer que l'horizon semble s'assombrir pour le président Hadi.
En mars 2011, l'armée saoudienne et celle des Emirats arabes unis étaient entrées au Bahreïn voisin qui étaient en proie depuis plusieurs semaines à des manifestations de la majorité chiite de ce pays. Riyad craignait que la situation ne permette à l'Iran d'étendre son influence.
Ces mouvements font suite à l'avancée vers le sud du Yémen des Houthis, soutenus par l'Iran, qui se sont emparés de la capitale yéménite Sanaa en septembre. Ils ont pris ce week-end la ville de Taëz, sur la route qui mène de Sanaa, dans le nord, à Aden, le port du sud où s'était réfugié le président du Yémen, Abd Rabbo Mansour Hadi, le mois dernier. Face l'avancée rapide des rebelles vers Aden, le président a toutefois été évacué, mercredi, vers un "lieu sûr".
Depuis le début de la crise, l'Arabie saoudite accuse l'Iran de semer la discorde entre les communautés au Yémen en soutenant les Houthis....


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