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Dernières Infos - Bangladesh

Un Nobel dans le collimateur du fisc

Le fisc du Bangladesh réclame au prix Nobel et pionnier du micro-crédit Muhammad Yunus plus de 1,51 million de dollars d'arriérés d'impôts, une décision ayant des motivations politiques selon des analystes. Yunus est convoqué le 29 mars dans les bureaux du fisc à Dacca pour résoudre "ce différend par la discussion" après que l'économiste eut fait appel contre ce redressement.


"Le professeur Yunus est un contribuable bon et respectueux. Mais le montant dû de ses impôts s'élève désormais à 117 millions de takas" (1,51 million USD), a dit un responsable du fisc, Meftha Uddin Khan, à l'AFP. "Nous lui avons demandé de résoudre ce différend par la discussion", a ajouté Khan.


Yunus n'a fait aucun commentaire dans l'immédiat. Le pionnier du micro-crédit est très respecté au sein de la population du Bangladesh, pays en proie à une forte instabilité politique.
Mais Yunus, 74 ans, est en mauvais termes avec la Première ministre Sheikh Hasina depuis 2007, quand il a fait une brève incursion sur la scène politique du pays, dominée par les familles d'Hasina et de sa rivale Khaleda Zia. Yunus a été démis en 2011 de ses fonctions de directeur de la Grameen Bank qu'il avait fondée, une éviction largement attribuée à Hasina.


"Je pense que ce différend fiscal vise à prouver que son intégrité n'est pas exempte de doute et qu'il n'est pas aussi parfait que le pense le public", a réagi Ataur Rahman, professeur de sciences politiques retraité de la Dhaka University, auprès de l'AFP.
Selon le responsable du fisc, Yunus doit s'acquitter d'impôts sur des "cadeaux" financiers qu'il aurait faits à trois trusts créées pour sa famille et pour des engagements humanitaires. Pour Mahbubur Rahman, conseiller fiscal de Yunus, ces dons ne doivent pas être imposés. "Nous pensons que le cadeau fait par le professeur Yunus aux travers de ses trusts doit être exempté d'impôts. Il a fait appel auprès de la Haute cour contre la demande" du fisc, a dit Rahman à l'AFP.
Yunus a créé la Grameen Bank en 1983 pour octroyer des micro-crédits aux entrepreneurs du monde rural, et en particulier aux femmes, une initiative qui lui a valu le prix Nobel de la paix.
Mais Hasina a accusé Yunus de "sucer le sang" des pauvres et une campagne de haine soutenue par l'Etat l'a visé en 2013.

Le fisc du Bangladesh réclame au prix Nobel et pionnier du micro-crédit Muhammad Yunus plus de 1,51 million de dollars d'arriérés d'impôts, une décision ayant des motivations politiques selon des analystes. Yunus est convoqué le 29 mars dans les bureaux du fisc à Dacca pour résoudre "ce différend par la discussion" après que l'économiste eut fait appel contre ce redressement.
"Le professeur Yunus est un contribuable bon et respectueux. Mais le montant dû de ses impôts s'élève désormais à 117 millions de takas" (1,51 million USD), a dit un responsable du fisc, Meftha Uddin Khan, à l'AFP. "Nous lui avons demandé de résoudre ce différend par la discussion", a ajouté Khan.
Yunus n'a fait aucun commentaire dans l'immédiat. Le pionnier du micro-crédit est très respecté au sein de la population du Bangladesh, pays...