Le Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, a appelé jeudi l'Union européenne à rester unie sur les sanctions contre la Russie, estimant que "le plus grand succès" du président Vladimir Poutine serait de diviser les Européens.
"Si Poutine brise l'unité entre les Etats membres, entre les dirigeants de l'UE, ce sera le plus grand succès pour le président Poutine et un désastre pour le monde libre", a déclaré M. Iatseniouk après un entretien avec le président du Conseil européen, Donald Tusk, à Bruxelles. Il était reçu à quelques heures du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement qui doivent notamment discuter de la stratégie à adopter face à la Russie, accusée de soutenir en armes et en troupes les séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine, ce que Moscou dément.
Les 28 vont débattre de la question de la prolongation des sanctions mises en place en juillet 2014 après le crash du Boeing de la Malaysia Airlines, et qui affectent lourdement l'économie russe. Ils semblent être tombés d'accord pour prolonger ces sanctions jusqu'à fin 2015, alors que l'accord de cessez-le-feu signé à Minsk en février prévoit des mesures progressives jusqu'à la fin de l'année. Mais le débat porte sur le choix du moment opportun pour le faire.
Au sein de l'UE, les tenants de la ligne dure veulent étendre les sanctions dès maintenant pour maintenir la pression sur M. Poutine. D'autres veulent se donner plus de temps alors qu'elles n'arrivent à échéance que fin juillet. "Quel est le succès du président Poutine, la recette de la stabilité russe?", a demandé M. Iatseniouk. "C'est l'instabilité de l'UE". "On peut parler d'un prolongement des sanctions ou de la façon de les augmenter au cas où la Russie n'est pas prête à mettre en oeuvre l'accord de Minsk", a estimé le Premier ministre. Mais "je rejette fortement tout débat sur un allègement des sanctions".
Il a également rappelé l'appel du président Petro Porochenko à l'UE et aux Nations unies d'envoyer des forces de maintien de la paix dans l'Est du pays, "non seulement pour vérifier, mais aussi pour assurer" la mise en oeuvre du cessez-le-feu. "C'est dans notre intérêt commun (...) j'attends de nos amis européens qu'ils soutiendront cette idée", a dit M. Iatseniouk.
Cette demande d'une mission de maintien de la paix européenne aux frontières de la Russie, qui n'a pas encore été formellement soumise à l'UE, n'a aucune chance de recevoir une réponse favorable, souligne-t-on à Bruxelles.
"Si Poutine brise l'unité entre les Etats membres, entre les dirigeants de l'UE, ce sera le plus grand succès pour le président Poutine et un désastre pour le monde libre", a déclaré M. Iatseniouk après un entretien avec le président du Conseil européen, Donald Tusk, à Bruxelles. Il était reçu à quelques heures du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement qui doivent notamment discuter de la stratégie à adopter face à la Russie, accusée de soutenir en armes et en troupes les séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine, ce que Moscou dément.
Les 28 vont débattre de la question...

