Le Premier ministre français, Manuel Valls, a promis mercredi à Bruxelles que la France tiendrait ses engagements budgétaires, mais refusait "tout nouvel effort qui se traduirait par un affaiblissement de la croissance".
"Tout nouvel effort qui se traduirait par un affaiblissement de la croissance ne serait pas sérieux", a affirmé M. Valls lors d'une conférence de presse aux côtés du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.
"Je n'engagerai jamais mon pays et donc le gouvernement sur une voie qui serait contraire à l'objectif que nous nous sommes donnés en matière de croissance", a-t-il insisté, assurant que "la croissance est en train de revenir en France". "L'année 2015 est (celle) du retour de la croissance et donc de la confiance". M. Valls, qui effectuait sa première visite à la Commission européenne depuis sa prise de fonction il y a près d'un an, a réaffirmé l'engagement de la France à respecter ses engagements budgétaires.
Bruxelles a accordé fin février à Paris un nouveau délai de deux ans pour revenir dans les clous budgétaires, mais a fixé une trajectoire plus difficile à respecter, avec un déficit public attendu à 4,0% du PIB en 2015, 3,4% en 2016, puis 2,8% en 2017, en pleine année électorale. Ce délai "sera respecté et toutes les mesures seront prises à cet effet", a affirmé M. Valls, promettant un effort accru de réduction du déficit structurel en 2015, ce qui représente 4 milliards d'euros. "Nous le ferons", a-t-il assuré.
Pour 2016 et 2017, la France sera "au rendez-vous", mais de nombreux facteurs sont à prendre en compte et pourrait changer la donne, notamment le niveau de la croissance, a-t-il souligné. L'OCDE a tablé mercredi sur une croissance française de 1,1% en 2015 et 1,7% en 2016, soit respectivement 0,3 point et 0,2 point de mieux qu'en novembre dernier.
"Tout nouvel effort qui se traduirait par un affaiblissement de la croissance ne serait pas sérieux", a affirmé M. Valls lors d'une conférence de presse aux côtés du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker."Je n'engagerai jamais mon pays et donc le gouvernement sur une voie qui serait contraire à l'objectif que nous nous sommes donnés en matière de croissance", a-t-il insisté, assurant que "la croissance est en train de revenir en France". "L'année 2015 est (celle) du retour de la croissance et donc de la confiance". M. Valls, qui effectuait sa première visite à la Commission...


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