Les familles de soldats de l'armée libanaise tués dans des combats avec des extrémistes ont manifesté dimanche place des Martyrs, dans le centre-ville de Beyrouth, pour s'opposer à tout arrangement qui serait mis en place à leurs dépens.
"Nous avons peur qu'un accord soit conclu aux dépens de l'armée, que ceux responsables de la mort de nos martyrs (soient protégés ou libérés)", a déclaré un manifestant.
Plaidant son innocence, Fadl Chaker, crooner libanais devenu salafiste puis repenti, avait dit samedi dernier à la chaîne LBC vouloir retrouver une vie normale. Le fugitif avait affirmé n'avoir "jamais combattu l'armée libanaise, ni à Abra, ni dans aucune autre bataille".
En juin 2013, les affrontements de Abra, à l'est de Saïda, entre les partisans du cheikh salafiste Ahmad el-Assir et l'armée libanaise, ont fait plusieurs morts parmi les soldats. En février dernier, le commissaire du gouvernement près le Tribunal militaire, Sakr Sakr, avait engagé des poursuites contre Fadl Chaker, accusé d'incitation aux dissensions intercommunautaires et d'atteinte à la réputation de l'armée. Le chanteur avait affiché son soutien au cheikh Assir.
Très remontée, une manifestante, mère d'un militaire tué à Bhannine, au Liban-nord, a déversé sa colère contre les Libanais qui n'ont pas pris part à la manifestation. "Où êtes vous, Libanais? Vous ne manifestez votre soutien que sur les réseaux sociaux? Nous avons sacrifié nos fils pour vous. Honte à ceux qui ne nous soutiennent pas. Ils doivent rester fidèles aux martyrs de l'armée", a-t-elle martelé avec amertume.
La troupe affronte depuis plusieurs mois les jihadistes à travers le pays. En octobre 2014, elle avait combattu les islamistes à Tripoli et au Akkar. En Janvier, elle les a affrontés à Ras Baalbeck dans la Békaa. Et depuis août 2014, elle combat régulièrement les extrémistes dans les environs de la ville d'Ersal.
Lors des violents combats d'août, une trentaine de militaires avaient été capturés par les jihadistes. Quatre ont déjà été sauvagement assassinés, et vingt-cinq autres sont toujours retenus en otage.
"Nous avons peur qu'un accord soit conclu aux dépens de l'armée, que ceux responsables de la mort de nos martyrs (soient protégés ou libérés)", a déclaré un manifestant.
Plaidant son innocence, Fadl Chaker, crooner libanais devenu salafiste puis repenti, avait dit samedi dernier à la chaîne LBC vouloir retrouver une vie normale. Le fugitif avait affirmé n'avoir "jamais combattu l'armée libanaise, ni à Abra, ni dans aucune autre bataille".
En juin 2013, les affrontements de Abra, à l'est de Saïda, entre les partisans du cheikh salafiste Ahmad el-Assir et l'armée libanaise,...


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