La Cour constitutionnelle égyptienne a indiqué mercredi qu'elle prendrait sa décision le 1er mars concernant la constitutionnalité de la loi électorale, un verdict qui pourrait retarder les prochaines législatives.
Si la Cour estime que la loi électorale, ratifiée en décembre par le président Abdel Fattal al-Sissi, est anticonstitutionnelle, le scrutin pourrait ne pas pouvoir se tenir au printemps comme prévu.
Les élections législatives, qui doivent se dérouler par étapes entre le 21 mars et le 7 mai, seront les premières depuis que M. Sissi, alors chef de l'armée, a renversé son prédécesseur, l'islamiste Mohamed Morsi, le 3 juillet 2013.
Le précédent Parlement, dominé par les islamistes, avait été dissous en 2012 lorsque la même Cour constitutionnelle avait estimé que certaines dispositions de la loi électorale violaient la Constitution. Après avoir évincé M. Morsi, M. Sissi avait annoncé une feuille de route prévoyant l'adoption d'une nouvelle Constitution, suivie par des élections présidentielles et législatives. La nouvelle Constitution a été adoptée par référendum en janvier 2014, et l'élection présidentielle organisée en mai 2014 a vu M. Sissi devenir chef de l'Etat avec 97% des voix.
La loi électorale a été visée par plusieurs recours, mettant en évidence des lacunes notamment dans le découpage électoral des circonscriptions, et la protection des droits des candidats. La Cour, dans sa session télédiffusée sur la télévision nationale, a indiqué qu'elle prendrait sa décision dimanche.
Les prochaines législatives doivent se dérouler en vertu d'un processus complexe, initialement destiné à rendre le Parlement le plus représentatif possible.
Les critiques estiment que les élections risquent d'être dominées par des partisans de M. Sissi, en raison de la répression orchestrée par ce dernier contre les Frères musulmans, la confrérie islamiste dont est issu M. Morsi.
Le scrutin n'a plus d'enjeu maintenant que le principal groupe d'opposition a été déclaré illégal, soulignent-ils.
Mais M. Sissi en a besoin pour assoir sa position face à ses alliés occidentaux qui avaient condamné la façon dont il avait évincé M. Morsi -- le premier président librement élu en Egypte.
Si la Cour estime que la loi électorale, ratifiée en décembre par le président Abdel Fattal al-Sissi, est anticonstitutionnelle, le scrutin pourrait ne pas pouvoir se tenir au printemps comme prévu.Les élections législatives, qui doivent se dérouler par étapes entre le 21 mars et le 7 mai, seront les premières depuis que M. Sissi, alors chef de l'armée, a renversé son prédécesseur, l'islamiste Mohamed Morsi, le 3 juillet 2013.
Le précédent Parlement, dominé par les islamistes, avait été dissous en 2012 lorsque la même Cour constitutionnelle avait estimé que certaines dispositions de la loi...

