Sergei Polunin, bad boy du ballet, star de vidéoclips.
Lorsque l'Américain David Lachapelle invite l'Ukrainien Sergei Polunin à danser Take Me to Church de l'Irlandais Hozier, le web s'affole, tombe sous le charme et partage la vidéo. Nous aussi. Une trinité divinement réussie.
Sergei Polunin
Lui, c'est le bad boy du ballet. Danseur chorégraphe. Vingt-cinq ans. Tatoué. Cicatrisé. Six-packisé. Un corps aussi élastique et souple qu'une poupée « stretch Armstrong ». L'Ukrainien aux faux airs de Mikhael Barachnikov a été la plus jeune recrue « principale » du Royal Ballet de Grande-Bretagne. Mais il aurait claqué la porte sans crier gare à la veille d'un spectacle majeur. D'où sa réputation de bad boy. Il a alors rejoint le Stanislavsky Music Theater de Moscou. Et, aux dernières nouvelles, il serait installé à New York. Il a été photographié par Gus Van Sant, a fait le mannequin pour de nombreuses publicités, la plus connue étant celle de Marc Jacobs. Sur cette vidéo, il glisse, saute, virevolte, pirouette, tire et s'étire dans une harmonie magique avec les lieux, un hangar baigné de lumière naturelle. Frissons assurés.
La chanson
Take Me to Church (Emmène-moi à l'église), de Hozier, qui s'est déclaré « blown away » (renversé) par la vidéo. L'artiste a exprimé son admiration sur Twitter : « Absolument renversé par cette superbe œuvre de David Lachapelle et Sergei Polunin. À court de mots. Merci. » Son single, sorti le 13 septembre 2013, a atteint le top du Billboard Hot 100 en décembre 2014. Hozier s'inspire pour cette chanson du poème Chorus Sacerdotum et des écrits de Christopher Hitchens. L'auteur compositeur et interprète tenterait de communiquer à travers elle un message « d'humanité et de ses choses les plus naturelles et à propos de comment cela est constamment affaibli par les (organisations) religieuses, et ceux qui voudraient faire croire qu'ils agissent dans l'intérêt de celles-ci ». Le vidéoclip de la chanson, réalisé par Brendan Candy en 2013, montre un couple d'homosexuels qui subit des sévices homophobes suivant la déclaration de leur liaison.
David La Chapelle
Sans conteste l'un des plus grands photographes des dernières décennies dans les domaines de la mode, de la publicité et de l'art. Tout le monde a posé ou pose pour lui : Uma Thurman, Cameron Diaz, Pamela Anderson, Madonna, Marilyn Manson, David Beckham, Tupac Shakur, Elizabeth Taylor, Jennifer Lopez, Eminem, Leonardo DiCaprio, Britney Spears, Christina Aguilera, Hugh Hefner, David Bowie, Courtney Love, Paris Hilton... Connu pour ses photos de mode et ses remakes kitsch de célèbres tableaux de l'histoire de l'art, dans un style imprégné de surréalisme et d'humour, il a maintes fois été sacré « roi de la pop-photo » et du « glam-sex ».
Il a réalisé des vidéoclips pour de nombreux artistes comme Moby, Justin Timberlake, Britney Spears... À son actif également des pièces de théâtre et des documentaires, et même un long-métrage sur le krumping (une danse) intitulé Rize. Ici, sa caméra suit avec légèreté la souplesse des mouvements du danseur, le faisant suivre quelquefois d'un nuage de brume vaporeuse. N'était-ce un petit passage kitsch (on ne se refait pas) où une lumière céleste jaillit de la fenêtre, le clip aurait été un sans-faute.
Sergei PoluninLui, c'est le bad boy du ballet. Danseur chorégraphe. Vingt-cinq ans. Tatoué. Cicatrisé. Six-packisé. Un corps aussi élastique et souple qu'une poupée « stretch Armstrong ». L'Ukrainien aux faux airs de Mikhael Barachnikov a été la plus jeune recrue « principale » du Royal Ballet de Grande-Bretagne. Mais il aurait claqué la porte sans crier gare à la veille d'un spectacle majeur. D'où sa réputation de bad boy. Il a alors rejoint le Stanislavsky Music Theater de Moscou. Et, aux dernières nouvelles, il serait installé à New York. Il a été photographié par Gus Van Sant, a...


JE NE VOIS NULLEMENT DU GÉNIAL... NI DE L'IDÉAL !
13 h 05, le 13 février 2015