Les miliciens chiites, qui ont poussé fin janvier l'exécutif à la démission, ont annoncé samedi la mise en place d'une Haute commission de sécurité, incluant d'anciens ministres, pour s'assurer le contrôle du pays où leur coup de force suscite des remous.
Les ministres de la Défense et de l'Intérieur du dernier gouvernement du président démissionnaire Abd Rabbo Mansour Hadi figurent parmi les 18 membres de cette commission, décidée par les miliciens, ont indiqué ces derniers dans leur premier communiqué publié après l'annonce vendredi soir de la dissolution du Parlement et de la création de nouvelles instances dirigeantes.
La commission de sécurité "dirigera les affaires du pays jusqu'à la mise en place d'un Conseil présidentiel", précise le texte publié par l'agence officielle Saba, dont les miliciens ont pris le contrôle. Elle est présidée par le général Mahmoud al-Sobeihi, ministre de la Défense dans le gouvernement de M. Hadi qui a démissionné le 22 janvier sous la pression des miliciens, dits houthis.
La nomination du général Sobeihi et sa présence aux côtés des dirigeants houthis au moment de l'annonce de leur "déclaration constitutionnelle" ont été accueillies avec méfiance dans l'entourage de cet officier, considéré comme un fidèle de M. Hadi.
Le chef de son cabinet, Abdel Aziz Mansour, a ainsi multiplié vendredi soir les déclarations dans les médias, laissant entendre que le général Sobeihi avait été "contraint par la force d'apparaître au côtés des Houthis".
"Nous avons perdu tout contact avec lui et nous nous inquiétons pour sa vie", a-t-il déclaré à l'AFP.
Les miliciens chiites, issus de la minorité zaïdite concentrée dans le nord du Yémen, ont décidé vendredi soir de dissoudre le Parlement et d'installer un Conseil présidentiel de cinq membres à élire par un Conseil national de 551 membres devant remplacer la Chambre dissoute.
Le Conseil présidentiel doit à son tour former un gouvernement de compétence nationale pour une période de transition, fixée à deux ans. Ces mesures, par lesquelles les miliciens houthis entendent s'imposer comme les nouveaux maîtres du Yémen, ont été dénoncées comme "un putsch" lors de manifestations de protestation à Sanaa et d'autres villes du Yémen. Elles ont été désapprouvées par les Etats-Unis et le Conseil de sécurité de l'ONU.
Mais les Houthis, qui ont célébré leur coup de force par des feux d'artifice dans le ciel de Sanaa et de Saada, leur fief plus au nord, ont appelé à de nouvelles célébrations samedi après-midi à Sanaa, marquée par un discours du chef de la milice chiite, Abdel Malek al-Houthi, selon leur télévision Al-Massira.
Les ministres de la Défense et de l'Intérieur du dernier gouvernement du président démissionnaire Abd Rabbo Mansour Hadi figurent parmi les 18 membres de cette commission, décidée par les miliciens, ont indiqué ces derniers dans leur premier communiqué publié après l'annonce vendredi soir de la dissolution du Parlement et de la création de nouvelles instances dirigeantes.
La commission de sécurité "dirigera les affaires du pays jusqu'à la mise en place d'un Conseil présidentiel", précise le texte publié par l'agence officielle Saba, dont les miliciens ont...

