Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Liban

Décharge de Naamé : Joumblatt exprime son soutien au plan national

Le chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, a exprimé mercredi son soutien, en présence du ministre de l'Environnement Mohammad Machnouk, au plan national de gestion des déchets.

Après s'être catégoriquement opposé à toute prorogation de la durée de vie de la décharge de Naamé (qui expire le 17 janvier, NDLR), le leader druze a exprimé son soutien au plan du gouvernement "car la pression politique des partis et de la société civile nous ont amenés à ce plan très clair. Je comprends les appréhensions des habitants, mais les propos des responsables étaient très clairs. Nous sommes donc en ce moment dans une période de test", a souligné M. Joumblatt.

Après plusieurs échecs en raison des divergences entre les protagonistes, le gouvernement a enfin adopté lundi soir le nouveau plan national de gestion des déchets ménagers. Le Conseil des ministres a décidé, pour « des considérations d'hygiène publique », de prolonger de trois mois le maintien de la décharge de Naamé et le contrat de Sukleen en attendant que soit mis en place le mécanisme d'application du plan directeur pour la gestion des déchets ménagers au Liban.

Ce plan est fondé sur l'idée d'une division du Liban en six zones, chacune d'entre elles devant être gérée par une société privée. La décharge de Naamé restera fonctionnelle en attendant que soit lancé l'appel d'offres pour l'installation et la gestion des décharges qui seront réparties sur six secteurs.

Le leader druze a également souligné que malgré les rumeurs, "il n'y aura pas de décharge à Sebline".

Le ministre de l'Environnement a, pour sa part, souligné qu'"il est clair que le plan est national, qu'il répond à de hauts standards écologiques, et repose sur le principe de la décentralisation, saluant le rôle de Walid Joumblatt et (du chef du Parti démocratique, le député) Talal Arslane, ainsi que les municipalités qui se sont assurées de l'engagement total de l'Etat à respecter les délais. Nous nous sommes mis d'accord sur le fait que la décision du gouvernement a mis fin à la situation d'urgence,(...) et cela donne une vraie chance aux Libanais de sortir de cette crise qui touche le pays", a relevé M. Machnouk.

 

La décision de maintenir l'activité à Naamé a fait mouche auprès des habitants des villages qui entourent la décharge. Ceux-ci manifestent depuis longtemps déjà en faveur de la fermeture du site qui, disent-ils, leur cause désagréments et propagation de maladies. Mardi, les municipalités qui entourent le dépotoir et la Fédération des municipalités du Haut-Gharb et du Chahar ont tenu une réunion au siège de la municipalité de Naamé, avec des représentants de partis et de la société civile. Dans un communiqué, les participants à la réunion qualifient la décision du gouvernement d'"ambiguë" et réaffirment que "la décision de fermer la décharge le 17 janvier est définitive". « Nous garderons nos réunions ouvertes pour suivre de près l'évolution de la situation", ont-ils souligné.

 

Interrogé sur une éventuelle contestation de la société civile, le ministre Machnouk a indiqué que toutes les parties se sont entendues "sur le fait de geler tout mouvement d'escalade", précisant que "le timing (de l'adoption du plan) n'est pas du tout suspect". "Nous travaillons sur les appels d'offres, et nous tâcherons de faire en sorte que les décharges soient, dans la mesure du possible, respectueuses de l'environnement. Le travail ne sera pas fait en trois mois, mais nous avons reçu des échos compréhensifs des dirigeants de la région", a-t-il noté.

 

 

Le chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, a exprimé mercredi son soutien, en présence du ministre de l'Environnement Mohammad Machnouk, au plan national de gestion des déchets.
Après s'être catégoriquement opposé à toute prorogation de la durée de vie de la décharge de Naamé (qui expire le 17 janvier, NDLR), le leader druze a exprimé son soutien au plan du gouvernement "car la pression politique des partis et de la société civile nous ont amenés à ce plan très clair. Je comprends les appréhensions des habitants, mais les propos des responsables étaient très clairs. Nous sommes donc en ce moment dans une période de test", a souligné M. Joumblatt.
Après plusieurs échecs en raison des divergences entre les protagonistes, le gouvernement a enfin adopté lundi soir le nouveau plan national de...