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Bahreïn: l'Iran réclame la libération chef de l'opposition chiite

L'Iran a réclamé mercredi la libération du chef de l'opposition chiite, cheikh Ali Salmane, inculpé d'incitation à un changement de régime, et placé en détention pour sept jours.

"Nous sommes très inquiets par cette situation. Nous demandons qu'il soit libéré", a déclaré Marzieh Afkham, la porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères lors de son point de presse hebdomadaire.
Elle a qualifié d'"erreurs (...) les mesures sécuritaires décidées par le gouvernement bahreïni pour résoudre leurs problèmes internes".
Le chef d'Al-Wefaq ("L'entente"), principal mouvement de l'opposition à Bahreïn a été formellement inculpé lundi "d'incitation à un changement de régime par la force, par des menaces et des moyens illégaux, et d'insulte publique envers le ministère de l'Intérieur".

L'Iran, majoritairement chiite, est accusé par la dynastie sunnite au pouvoir à Bahreïn d'ingérence dans les affaires intérieures de ce pays, dont la population est majoritairement chiite.

Depuis dimanche soir, des manifestations sporadiques, émaillées d'incidents, ont lieu dans des banlieues à majorité chiite de Manama, selon des témoins. Des heurts ont notamment éclaté entre policiers et manifestants près de la résidence de cheikh Salmane, les forces de sécurité faisant usage de gaz lacrymogènes.

Proche allié des Etats-Unis et siège de la Ve flotte américaine, Bahreïn (1,3 million d'habitants) est secoué depuis février 2011 par un mouvement de contestation animé par la majorité chiite qui réclame une vraie monarchie constitutionnelle.
La dynastie sunnite des Al-Khalifa a jusqu'ici réprimé d'une poigne de fer toutes les manifestations violentes. Des élections législatives, organisées en novembre, ont été boycottées par l'opposition.

L'Iran a réclamé mercredi la libération du chef de l'opposition chiite, cheikh Ali Salmane, inculpé d'incitation à un changement de régime, et placé en détention pour sept jours."Nous sommes très inquiets par cette situation. Nous demandons qu'il soit libéré", a déclaré Marzieh Afkham, la porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères lors de son point de presse...