Les médias iraniens soulignaient mardi le lien entre l'auteur, d'origine iranienne, de la prise d'otages de Sydney et le groupe Etat islamique, pointant la responsabilité de l'Occident et d'Israël dans la tragédie.
La prise d'otages, qui a fait trois morts dont son auteur, Man Haron Monis, un islamiste radical réfugié en Australie depuis près de vingt ans, faisait la Une de plusieurs journaux, toutes tendances confondues.
"Daech atteint l'Australie", titrait le quotidien conservateur Khorasan, en utilisant l'acronyme arabe de l'EI. "Un suspect de Daech tué par la police", annonçait pour sa part le journal réformateur Mardom Salari.
L'Iran a officiellement condamné lundi la prise d'otages, la qualifiant d'injustifiable. Son ministère des Affaires étrangères a indiqué que la "situation psychologique" du preneur d'otages avait été "évoquée à plusieurs reprises avec les responsables australiens".
Mais le quotidien ultraconservateur Siasat-e-Rooz pointait comme principale responsable de la tragédie "la coopération de l'Australie avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne sur le sentier de la guerre" contre les jihadistes de l'EI.
Le journal allait même jusqu'à évoquer "la probabilité d'un rôle des sionistes dans cet évènement", en référence à Israël, ennemi historique de la République islamique.
Vatan-e-Emrooz, un autre quotidien conservateur, dénonçait la main de la CIA et du MI6, les services de renseignements américain et britannique, derrière les "nombreuses erreurs des services de sécurité australiens".
Arrivé en 1996 en Australie grâce au statut de réfugié, Man Aron Monis s'était converti du chiisme, la religion majoritaire en Iran, au sunnisme, selon son propre site internet. Il avait "un lourd passé de violences, était imprégné d'extrémisme (religieux, ndlr) et souffrait d'instabilité mentale", a déclaré le Premier ministre australien Tony Abbott.
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Prise d'otages à Sydney: les médias iraniens pointent l'EI et l'Occident
AFP / le 16 décembre 2014 à 12h52

