Le Secret Service, la police d'élite chargée de la protection du président américain a "failli à sa réputation", devait admettre mercredi son directeur par intérim, Joseph Clancy, après plusieurs ratés, dont l'intrusion d'un homme dans la Maison Blanche.
"Au lieu de rester l'organisation qui s'enorgueillit d'opérer secrètement et courageusement en coulisses, nous sommes désormais sous le feu des projecteurs", devait déclarer M. Clancy devant les élus américains, selon le texte de son intervention. "Cela a eu des effets néfastes sur le moral des troupes et la sécurité opérationnelle avec dans les deux cas des conséquences potentiellement terribles".
Il reconnaît qu'une série d'événements "au cours des dernières années suggèrent que, même si nous recherchons la perfection, nous avons, en un nombre limité d'occasions, failli à notre réputation dans cette quête".
Le chef du Secret Service a qualifié de "tout simplement inexcusable" l'intrusion d'un homme dans la Maison Blanche, le 19 septembre, et d'"inacceptable" le délai qui a été nécessaire pour se rendre compte de la présence d'impacts de balles sur la Maison Blanche le 11 novembre 2013.
Le responsable, qui a remplacé le 1er octobre Julia Pierson démissionnaire, devait faire cette déclaration devant la commission judiciaire de la Chambre des représentants, avant d'être questionné par les élus. Le 19 septembre, Omar Gonzalez, 42 ans, ancien combattant d'Irak, avait grimpé par-dessus les 2,30 m de la grille nord de la Maison Blanche, puis parcouru plus de 60 mètres de pelouse, avant d'entrer par la porte principale de la Maison Blanche et de traverser plusieurs salles avant d'être finalement arrêté dans le grand salon nommé "East Room".
Selon un rapport interne du département de la Sécurité intérieure, dont le Washington Post et le New York Times ont obtenu copie, le maître-chien censé pourchasser toute personne tentant de s'introduire dans la Maison Blanche était en train de parler sur son téléphone portable personnel au moment des faits et ne portait pas son oreillette.
Après cette intrusion spectaculaire, la chef du Secret Service Julia Pierson avait démissionné sur fond de controverse sur l'infaillibilité de la sécurité de Barack Obama.
"Au lieu de rester l'organisation qui s'enorgueillit d'opérer secrètement et courageusement en coulisses, nous sommes désormais sous le feu des projecteurs", devait déclarer M. Clancy devant les élus américains, selon le texte de son intervention. "Cela a eu des effets néfastes sur le moral des troupes et la sécurité opérationnelle avec dans les deux cas des conséquences potentiellement terribles".
Il reconnaît qu'une série d'événements "au cours des dernières années suggèrent que, même si nous recherchons la perfection, nous avons, en un nombre limité...

