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Pendant les vacances, n'excisez pas vos filles, met en garde Nairobi

Le Kenya a envoyé une sévère mise en garde aux parents à l'ouverture des vacances d'été: si vous pratiquez l'excision sur vos filles, vous serez poursuivis.

Les mutilations sexuelles - ou excisions - sont interdites au Kenya.
Mais la pratique, souvent mortelle et qui consiste en l'ablation totale ou partielle des organes génitaux externes féminins (clitoris, petites et grandes lèvres), est encore en vigueur dans de nombreuses communautés.

Et le bureau du procureur général kényan s'est dit préoccupé par le fait que les vacances du mois de décembre font figure de "saison haute pour les mutilations génitales féminines (MGF) et les mariages précoces forcés".

En conséquence, dans une lettre publiée par les médias, la responsable du département anti-MGF au bureau du procureur a avertis parents, tuteurs et personnels médicaux que les communautés pratiquant l'excision ou qui marient leurs filles jeunes seraient surveillées de près dans les semaines à venir.
"Des poursuites seront engagées contre toute personne impliquée" dans ces pratiques, a-t-elle ajouté.

Depuis 2011, l'excision est punissable au Kenya d'un minimum de trois ans de prison ou d'une amende, au maximum de la perpétuité si la mutilation entraîne la mort.
Au-delà de la douleur insupportable qu'elle provoque, l'excision est extrêmement dangereuse pour la santé.
Quand elle n'entraîne pas la mort, elle peut être source de stérilité, d'incontinence urinaire, ou encore de risques accrus d'infection lors de futurs accouchements.

Fin octobre, le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a lancé une campagne mondiale contre l'excision depuis Nairobi, afin d'éradiquer la pratique en une génération.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) recense plus de 125 millions de victimes d'excision dans 29 pays d'Afrique et du Moyen-Orient. L'Unicef note que la pratique est aussi en hausse en Europe, en Australie, au Canada et aux Etats-Unis, notamment parmi les populations d'immigrantes.

Le Kenya a envoyé une sévère mise en garde aux parents à l'ouverture des vacances d'été: si vous pratiquez l'excision sur vos filles, vous serez poursuivis.Les mutilations sexuelles - ou excisions - sont interdites au Kenya.Mais la pratique, souvent mortelle et qui consiste en l'ablation totale ou partielle des organes génitaux externes féminins (clitoris, petites et grandes lèvres), est encore en vigueur dans de nombreuses communautés.Et le bureau du procureur général kényan s'est dit préoccupé par le fait que les vacances du mois de décembre font figure de "saison haute pour les mutilations génitales féminines (MGF) et les mariages précoces forcés".En conséquence, dans une lettre publiée par les médias, la responsable du département anti-MGF au bureau du procureur a avertis parents, tuteurs et personnels...