"Une unité des renseignements militaires a mené un raid" dans un appartement habité par le jihadiste présumé Ahmad Miqati, dans la région de Dinniyeh, dans le nord du Liban, a indiqué l'armée dans un communiqué.
Cette unité a arrêté M. Miqati et son fils, accusés avec un neveu, identifié sous le nom de Bilal, d'"avoir décapité le sergent Ali Al-Sayyed" à la périphérie de la ville d'Aarsal, frontalière avec la Syrie.
Ali Al-Sayyed faisait partie des dizaines de soldats et policiers enlevés à Aarsal par trois groupes, dont l'EI, lors de combats début août.
Ahmed Miqati "a récemment prêté allégeance à l'organisation terroriste Daesh (acronyme arabe de l'EI)", a affirmé l'armée, ajoutant que le jihadiste présumé, connu sous les noms de Abi Bakr ou Aboul Houda, est "l'un des plus importants membres" de l'EI et recrute des Libanais pour rejoindre les jihadistes en Syrie voisine.
Des affrontement ont éclaté lors de ce raid, et "un soldat a été légèrement blessé, alors que trois hommes qui étaient présents dans l'appartement ont été tués", ajoute le communiqué. L'identité des morts n'a pas été précisée.
En outre, selon une source de sécurité, un soldat ayant récemment déserté a été arrêté. Il s'agissait du cinquième déserteur depuis août. Tous avaient annoncé leur désertion dans des vidéos diffusées par des groupes jihadistes.
La tension est montée au Liban depuis le mois d'août, après des affrontements meurtriers à Aarsal entre l'armée libanaise et des jihadistes de l'EI et du Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda.
Depuis, l'armée mène quasi quotidiennement des raids dans la région frontalière avec la Syrie et dans le nord du pays, à la recherche des jihadistes.
Des dizaines de Syriens et de Libanais, accusés de liens avec des groupes jihadistes, ont été arrêtés.

