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Syrie : nécessité d'un compromis entre gouvernement et opposition face à l'EI (Pinheiro)

La montée du danger jihadiste en Syrie souligne la nécessité pour le gouvernement et l'opposition de trouver un compromis pour mettre fin à trois ans et demi de conflit, a insisté mardi à l'ONU à Genève le président de la Commission d'enquête internationale sur la Syrie.

"Le conflit syrien ne se réglera pas sur le champ de bataille", a répété une nouvelle fois le Brésilien Paulo Sergio Pinheiro. "Nous sommes à un moment critique du conflit. Alors que les immenses souffrances appellent depuis longtemps une action diplomatique, l'émergence de l'Etat islamique (EI) renforce la nécessité pour le gouvernement et les principaux mouvements de l'opposition de trouver un terrain commun et de s'engager à faire des compromis pour un réglement politique", a-t-il dit devant le Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies.

Se déclarant "à bout de mots" pour décrire les horreurs de ce conflit il a dénoncé une nouvelle fois l'inaction de la communauté internationale qui "a permis aux parties en conflit d'agir dans l'impunité et a nourri la violence qui a consumé la Syrie. Le plus récent bénéficiaire est l'EI".

Ces deux derniers mois l'EI, désigné comme un groupe terroriste en août par le Conseil de sécurité de l'ONU, a exécuté en public des civils, des combattants rebelles capturés et des soldats du gouvernement, il a commis des massacres et exécuté des centaines de soldats capturés à Raqqa, et des centaines de personnes du clan Al Sheitat à Deir el-Zor, a notamment déclaré M. Pinheiro.

"EI et les groupes armés rebelles ne sont pas cependant les seuls agents de mort et de destruction en Syrie. Le gouvernement syrien demeure responsable de la majorité des victimes civiles, tuant et s'en prenant chaque jour aux civils par ses bombardements, à ses points de contrôle et dans ses centres d'interrogatoire", a estimé le responsable de cette commission d'enquête qui a actualisé son rapport en août dernier.

La montée du danger jihadiste en Syrie souligne la nécessité pour le gouvernement et l'opposition de trouver un compromis pour mettre fin à trois ans et demi de conflit, a insisté mardi à l'ONU à Genève le président de la Commission d'enquête internationale sur la Syrie.
"Le conflit syrien ne se réglera pas sur le champ de bataille", a répété une nouvelle fois le Brésilien Paulo Sergio Pinheiro. "Nous sommes à un moment critique du conflit. Alors que les immenses souffrances appellent depuis longtemps une action diplomatique, l'émergence de l'Etat islamique (EI) renforce la nécessité pour le gouvernement et les principaux mouvements de l'opposition de trouver un terrain commun et de s'engager à faire des compromis pour un réglement politique", a-t-il dit devant le Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies.
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