Le directeur égyptien d'un orphelinat du Caire a été condamné mercredi à trois ans de prison dont deux ferme pour avoir violemment brutalisé des enfants, après la diffusion d'une vidéo sur les réseaux sociaux qui avait scandalisé les internautes.
Oussama Mohamed Othmane avait été arrêté le 4 août après que la vidéo, tournée à son insu par son ex-épouse et diffusée notamment sur Youtube, Facebook et Twitter, l'eut montré en train de donner de violents coups de bâtons et des coups de pied à des enfants qui s'enfuyaient en hurlant de douleur.
Mercredi, un tribunal correctionnel du Caire l'a condamné à trois ans de prison, dont un an avec sursis moyennant une caution de 1 000 livres égyptiennes (environ 100 euros), notamment pour "usage de la force et brutalités" sur des enfants.
Ces faits précis remontent à un peu plus de trois mois, mais des enfants de l'orphelinat ont témoigné qu'il avait l'habitude de les frapper ainsi régulièrement, selon l'acte d'accusation.
"Il avait l'habitude de battre les enfants et c'est pourquoi je l'ai filmé et j'ai publié la vidéo sur internet, pour le démasquer", avait affirmé son ex-épouse dans des médias égyptiens début août.
La vidéo a suscité une vague d'indignation sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes demandant que justice soit faite.
Selon les services du procureur, des enfants ont expliqué qu'ils étaient battus quand ils regardaient la télévision sans demander la permission.
Le jugement de jeudi, relativement clément, survient en pleine vague de procès dans lesquels des juges condamnent à mort, à la prison à vie ou à de très lourdes peines d'emprisonnement des centaines de partisans de l'ex-président islamiste Mohamed Morsi, destitué en 2013 par l'armée, accusés d'avoir participé à des manifestations. Ces procès de masse, expédiés en quelques minutes parfois pour des centaines d'accusés à la fois, ont été dénoncés par l'ONU qui les a qualifiés de "sans précédent dans l'Histoire récente" du monde.
Mercredi, un tribunal correctionnel du Caire l'a condamné à trois ans de prison, dont un an avec sursis moyennant une caution de 1 000 livres égyptiennes (environ 100 euros), notamment pour "usage de la force et brutalités" sur des enfants.Ces faits précis remontent à un...

