L'ancien président libanais, Michel Sleiman, a critiqué l'initiative du chef du Courant patriotique libre (CPL), Michel Aoun, relative à l'élection présidentielle, estimant qu'elle exacerbait le confessionnalisme, rapporte vendredi le quotidien panarabe al-Hayat.
M. Aoun avait proposé lundi dernier d'élire le président de la République au suffrage universel à deux tours. Dans un premier temps, seul l'électorat chrétien serait appelé à participer au scrutin. Les deux candidats maronites ayant obtenu le score le plus élevé devraient être ensuite départagés au cours du second tour organisé à l'échelle nationale.
"Cette initiative nous ramène à la loi électorale du Rassemblement orthodoxe qui ne convient pas au Liban", a estimé l'ancien chef de l’État, en référence à une proposition électorale législative élaborée en 2013 par l'ancien ministre Elie Ferzli et prévoyant que chaque communauté élise ses propres députés dans le but de réaliser une parité absolue entre les deux corps électoraux chrétien et musulman.
M. Sleiman a par ailleurs souligné qu'il s'oppose à la prorogation du mandat du Parlement, ajoutant que "les efforts doivent se focaliser sur l'élection d'un président de la République".
Le Liban est sans président depuis le 25 mai. Huit tentatives ont échoué à élire un nouveau chef de l’État. Une prochaine séance électorale est prévue pour le mercredi 23 juillet.
M. Aoun avait proposé lundi dernier d'élire le président de la République au suffrage universel à deux tours. Dans un premier temps, seul l'électorat chrétien serait appelé à participer au scrutin. Les deux candidats maronites ayant obtenu le score le plus élevé devraient être ensuite départagés au cours du second tour organisé à l'échelle nationale.
"Cette initiative nous ramène à la loi électorale du Rassemblement orthodoxe qui ne convient pas au Liban", a estimé l'ancien chef de l’État, en référence à une proposition électorale législative...

