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Al-Jazeera: l'Australie veut demander à l'Egypte de gracier Peter Greste

L'Australie a indiqué mardi vouloir demander au nouveau dirigeant de l'Egypte, Abdel Fattah al-Sissi, de gracier le journaliste australien d'Al-Jazeera, Peter Greste, condamné la veille à une peine de prison, afin de prouver que son pays est sur la voie de la démocratie.

M. Greste et l'Egypto-canadien Mohamed Fadel Fahmy, chef du bureau de la chaîne qatarie avant qu'elle ne soit interdite en Egypte, ont été condamnés à sept ans de prison, et l'Egyptien Baher Mohamed a écopé de 10 ans.
Ils sont accusés de soutien aux islamistes. Ces condamnations ont suscité une vive indignation à l'international et l'Australie s'est dite "consternée".
"Il n'y a aucun doute que cette affaire était au départ motivée par des raisons politiques", a déclaré mardi sur la radio ABC la ministre australienne des Affaires étrangères, Julie Bishop.
"Car (l'affaire) s'est déroulée alors que l'armée avait pris le dessus sur le gouvernement. Le gouvernement des Frères musulmans avait été élu de manière démocratique, il y a eu un coup d'Etat militaire puis les Frères musulmans ont été désignés comme une organisation terroriste", a-t-elle ajouté.
L'Egypte considère Al-Jazeera comme le porte-voix du Qatar, auquel elle reproche son soutien aux Frères musulmans, et Doha dénonce ouvertement la répression contre les pro-Morsi.
La chef de la diplomatie australienne doit convoquer mardi le premier adjoint de l'ambassade d'Egypte en Australie --l'ambassadeur est actuellement au Caire. Elle compte également appeler son homologue égyptien, le ministre Sameh Shoukry.
"Nous prenons aussi des mesures pour déposer une demande officielle auprès du président, afin qu'il intervienne".
Un responsable à la présidence égyptienne a expliqué lundi qu'aucune grâce ne peut intervenir avant qu'une cour d'appel n'ait statué.
"Le nouveau gouvernement égyptien a l'occasion de prouver au monde qu'il est sur la voie de la démocratie, qu'il croit en la liberté de la parole et de la presse, qui sont les piliers de la démocratie", a déclaré Julie Bishop.
A Brisbane (est), les parents de Peter Greste se sont dits "anéantis" par la décision de justice. "C'est un moment très noir non seulement pour notre famille mais pour le journalisme en général", a déclaré le père, Juris Greste, lors d'une conférence de presse.
Les parents n'ont pas encore décidé s'ils allaient faire appel.

L'Australie a indiqué mardi vouloir demander au nouveau dirigeant de l'Egypte, Abdel Fattah al-Sissi, de gracier le journaliste australien d'Al-Jazeera, Peter Greste, condamné la veille à une peine de prison, afin de prouver que son pays est sur la voie de la démocratie.
M. Greste et l'Egypto-canadien Mohamed Fadel Fahmy, chef du bureau de la chaîne qatarie avant qu'elle ne soit interdite en Egypte, ont été condamnés à sept ans de prison, et l'Egyptien Baher Mohamed a écopé de 10 ans.Ils sont accusés de soutien aux islamistes. Ces condamnations ont suscité une vive indignation à l'international et l'Australie s'est dite "consternée"."Il n'y a aucun doute que cette affaire était au départ motivée par des raisons politiques", a déclaré mardi sur la radio ABC la ministre australienne des Affaires étrangères, Julie...